Togo et Bénin, janvier, février 2026
- Togo
- Bénin
- Parcours + résumé
Mardi 3 février
Programme du jour 13 :
Transfert à Ouidah via Allada et arrivée à Abomey-Calavi pour embarquer et visiter le village lacustre de Ganvié considéré comme la "Venise de l'Afrique", où les maisons sont construites sur pilotis, le toit recouvert d'une épaisse couche de feuilles et peintes de couleurs vives.Découverte du village lacustre et son marché flottant - la plus grande cité sur pilotis d'Afrique de l'Ouest où réside l'ethnie tofinou.
Arrivée à Ouidah et visite de son "Temple des Pythons sacrés".
Marche le long de la Route des Esclaves jusqu’à la Porte du Non-retour qui est le lieu d’embarquement des esclaves : véritable moment d'émotion.
Petit dej 8h
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Check-out peu avant 9h30.
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Environ 2h30 de route jusqu'à Ganvié.
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On traverse une commune, principale responsable de la production d'oranges.
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A hauteur de Lalo, petit arrêt sur le pont surplombant le fleuve Couffo.
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Cours d’eau du sud-ouest du Bénin, long d’environ 190 km, qui prend sa source près de la frontière togolaise et se jette dans le lac Ahémé avant de rejoindre l’océan Atlantique.
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On passe par Allada, ville natale de Toussaint Louverture (1743–1803).
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Ancien esclave devenu le principal chef de la révolution haïtienne, il mena à la première abolition durable de l’esclavage et à la naissance d’Haïti.
Capturé par les Français en 1802 et déporté au fort de Joux en France, il y meurt en captivité, mais reste une figure majeure de la lutte contre l’esclavage et pour la liberté.
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Notre Dame de la Divine Miséricorde d'Allada (construite entre 2001 et 2006).
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C'est cette région qui produit la plus grande quantité d'ananas.
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Nous arrivons au bord du Lac Nokoué vers 12h30.
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Nous sommes à l'embarcadère d'Abomey-Calavi.
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On largue les amarres de notre pirogue motorisée quelques minutes plus tard.
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Planclasse nous explique les différentes techniques de pêche.
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La superficie du lac avoisinne les 18 km2 en période de décrue.
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Le niveau peut monter d'un mètre lors de la saison des pluies.
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Poissons, crevettes et crabes sont piégés dans les nasses.
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Chaque famille possède entre 2 et 3 pirogues, une pour la maman, une pour le papa et une pour les enfants leur permettant d'aller à l'école.
Elles sont fabriquées et achetées au Nigéria.
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L'Acadja (ou Akadja) est une technique traditionnelle de pêche et d'aquaculture.
Ces piquets sont garnis de branchages pour former un enclos semi-perméable.
Cela crée un habitat artificiel, une zone de refuge et de nourriture (algues, détritus) qui attire, protège et permet le grossissement des poissons, en particulier les tilapias.
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Parmoi les oiseaux pêcheurs : les hérons, pique-boeufs, aigrettes, cormorans africains et éperviers.
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Pêche à l'épervier, jet d'un grand filet.
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Nous entrons à Ganvié, le village lacustre fondé au XVIIe siècle par l'ethnie Tofinou.
Le village compte aujourd'hui environ 30 000 habitants.
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Ganvié est surnommée la Venise de l'Afrique.
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L'hôtel du village
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Le nom Ganvié vient de la langue tofinou et signifie : « Nous sommes sauvés » ou plus précisément « Nous sommes sauvés, nous sommes en sécurité en communauté ».
Selon la tradition, ce nom fait référence aux ancêtres qui ont fui les razzias esclavagistes du royaume du Dahomey aux XVIIe–XVIIIe siècles et se sont réfugiés sur le lac Nokoué, où ils ont fondé une communauté vivant sur pilotis, hors de portée des chasseurs d’esclaves.
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Certaines habitations sont construites sur des ilots artificiels, des bancs de sable.
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Pirogue marchande
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On est en saison sèche, les jacinthes sont moins envahissantes car éliminées...
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mais pas partout.
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L'école de Ganvié
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Maison des jeunes
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Station de ravitaillement en eau consommable.
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Pause pique-nique à l'Auberge Chez M
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On réembarque vers 14h10.
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Marché flottant
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Canal des amoureux
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On rentre comme pour le trajet aller par le canal des pêcheurs.
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Fin de notre tour en pirogue vers 15h.
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Direction Ouidah où nous arriverons moins d'une heure après.
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On commence par quelques photos de 2 temples pour enfants malformés (on ne s'en lasse pas)
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et on poursuit avec la visite du Temple des pythons, juste à côté.
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Ce temple célèbre le culte de Dangbé, symbole de protection, de fertilité et de sagesse.
Considéré comme sacré, ce serpent inoffensif circule librement car il incarne la divinité terrestre.
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Le mot vaudou vient du terme « vodun » dans la langue fon.
Il provient de la combinaison de deux éléments :
- « vo » signifiant « profond », « caché », « inconnu », incarnant « le repos », « la sérénité »
- « dun » signifiant « esprit », « force » , « nourriture » ou « puissance »
Ainsi, "vodun" peut être compris comme « la force spirituelle cachée » ou « l’esprit invisible »
Il désigne à la fois les divinités, les forces de la nature et la religion qui organise les relations entre les humains, les ancêtres et le monde invisible.
Le terme a été transcrit en « vaudou » par les Européens lors de la colonisation.
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Dans la tradition fon, le 4 symbolise l’ordre du monde physique, souvent associé aux quatre éléments (eau, terre, air, feu) auquel s'ajoute le principe supérieur, c’est-à-dire l’esprit, le divin ou le roi, qui relie et équilibre l’ensemble.
4+1, ce qui explique pourquoi le nombre 41 est symbolique.
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Kévine nous purifie les mains pour mieux entrer en contact avec le python sacré.
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Les pythons royaux sont protégés car ils symbolisent le mythe fondateur de la protection du roi de Houéda par les serpents.
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Leur taille varie entre 1.20 m et 1.50 m et peuvent vivre jusqu'à une trentaine d'années.
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Les pythons royaux sont sacrés et n'ont pas l'étreinte suffisante pour tuer quelqu'un même les croquettes :)
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Certains d'entre nous accompagnent Kévine pour une prière dans la salle aux pythons.
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Dernière séance photos avec ces beaux reptiles.
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Rapide promenade dans le centre-ville
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Baobab sculpté - il serait vieux de 600 ans.
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Un couvent vaudou
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Nous allons à présent emprunter une partie de la Route des esclaves.
On pourrait même considérer que cette route démarre de Savalou, passe par Abomey et finit à Ouidah.
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Nous allons effectuer une marche de 4 km de la Place des enchères jusqu'à la Porte du non-retour.
La traite négrière au Dahomey n'a pas débuté avec le commerce transatlantique des esclaves à partir du XVIe siècle, lorsque les Européens (Portugais d'abord, puis Hollandais, Anglais et Français) installent des comptoirs sur la côte du golfe de Guinée, notamment à Ouidah.
À l'origine, le Dahomey n'est pas un grand acteur de la traite : ce sont surtout les royaumes côtiers et yoruba qui capturent et vendent des esclaves issus des guerres régionales.
La situation change au XVIIe siècle, lorsque le royaume du Dahomey se structure autour d'Abomey et adopte une politique militaire expansionniste et accroît les guerres tribales.
Sous les rois Houegbadja, Agadja puis surtout Tegbessou (XVIIIe siècle), la traite devient un pilier de l'économie royale.
Les prisonniers de guerre sont vendus aux Européens contre des armes, de la poudre, de l'alcool et des textiles.
Ouidah devient l'un des plus grands ports négriers d'Afrique de l'Ouest.
Les rois Guézo et Glèlè (XIXe siècle) poursuivent ce système malgré la pression croissante des puissances européennes abolitionnistes.
Guézo tente une transition vers le commerce de l'huile de palme, sans abandonner totalement la traite clandestine.
La traite décline progressivement après l'abolition officielle française (1848) et britannique plus tôt, mais elle ne cesse réellement qu'avec la conquête coloniale française du Dahomey (1890-1894).
La Place des Enchères était le lieu où les esclaves étaient échangés par troc aux négriers européens contre des marchandises européennes, notamment des armes à feu, de la poudre, des canons, de l’alcool, des tissus, des miroirs et des cauris (monnaie locale).
Il est vrai que les armes étaient particulièrement recherchées, car elles donnaient un avantage militaire décisif dans les conflits régionaux et ont contribué à intensifier les guerres et les captures.
Un canon pouvait être vendu contre plusieurs dizaines d’esclaves,.
Au début, les esclaves étaient principalement des prisonniers de guerre ou des personnes condamnées par la justice locale.
Avec l’augmentation de la demande européenne après la découverte des Amériques en 1492, les besoins en main-d’oeuvre pour les plantations de sucre, coton et tabac ont explosé.
Cela a conduit au développement de razzias organisées, où des villages entiers étaient attaqués pour capturer des hommes, des femmes et des enfants.
Avant l’embarquement, certains captifs étaient marqués au fer chaud, notamment dans les comptoirs côtiers ou directement sur les navires, afin d’identifier leur propriétaire ou le négrier.
Avec le temps, l’accès aux armes à feu européennes a renforcé les royaumes impliqués dans la traite, créant un cycle où les armes permettaient de capturer plus d’esclaves, qui étaient ensuite échangés contre davantage d’armes et de marchandises.
Nous sommes ici au début de la Route des Esclaves de Ouidah, constituant le point de départ du parcours menant les captifs jusqu’à la Porte du Non-Retour et leur déportation vers les Amériques.
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Maison de style afro-brésilien.
Après l’abolition progressive de la traite (vers 1830–1880), d’anciens esclaves affranchis qui vivaient au Brésil, notamment à Bahia, sont revenus s’installer à Ouidah, Porto-Novo et Cotonou, apportant avec eux leurs techniques, leur culture et leur architecture.
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Ils ont construit des maisons inspirées du Brésil colonial : façades colorées, balcons en fer forgé, grandes fenêtres, toits en tuiles, étages et cours intérieures — très différents de l’architecture traditionnelle en terre.
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Les esclaves capturés étaient enfermés dans des bâtiments appelés barracons ou barracoons (du portugais barracão, « grand entrepôt ») situés près des comptoirs européens (portugais, français, anglais).
Ils y restaient souvent plusieurs jours ou plusieurs semaines, entassés dans des conditions très dures, avec peu de nourriture et d’air.
Cette période permettait aux négriers de « tester » leur résistance physique avant la traversée de l’Atlantique, appelée le passage du milieu, enfermés dans les cales des navires.
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La fosse commune servaient à enterrer rapidement les esclaves morts dans les barracoons ou avant l’embarquement, souvent sans cérémonie ni identification.
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Elles témoignent de la mortalité élevée et du traitement déshumanisant infligé aux captifs.
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Arbre du non-retour, c'est un arbre à saucisses (ou saucissonnier), Kigelia africana autour duquel les esclaves devaient faire 3 tours avant de continuer leur parcours infernal.
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Le Temple vaudou du dieu du tonnerre, Hêviéssou, est un lieu de culte dédié à cette divinité puissante, protectrice et redoutée, symbolisant la force et la justice.
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Ce couvent est dédié à Sakpata, la divinité de la terre et de la santé.
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En face un autre couvent vaudou dédié à Mami Wata, la divinité de l’eau, symbole de fertilité, protection et prospérité.
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Avant d'arriver à la plage et aux navires, les esclaves étaient souvent forcés à traverser les marécages la nuit pour plusieurs raisons stratégiques et cruelles notamment les empêcher de fuir, l’obscurité et le terrain difficile rendaient la fuite quasi impossible et marcher dans l’eau froide, les boues et les insectes les affaiblissait physiquement et psychologiquement.
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Les marais salants sont composés de bassins où l’eau de mer est évaporée pour récolter le sel.
Les cabanes de chauffe permettant de transformer la saumure en sel est l’une des activités économiques principales de la région.
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La lagune de Ouidah
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Nous approchons de la Porte de non-retour.
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La Porte du Non-Retour a été érigée en 1995 pour commémorer les victimes de la traite négrière.
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Ses deux faces sont différentes, représentant sur l’une les esclaves de dos, marchant vers les navires négriers, symbolisant leur départ forcé vers l’Amérique.
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Avant l’embarquement, les esclaves étaient transportés en pirogue par groupes de sept, souvent enchaînés et lestés de boulets aux pieds.
Beaucoup, désespérés ou pensant à la mort imminente étant donné l'horizon, se jetaient à l’eau, entraînant tout le groupe dans la noyade.
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Les navires faisaient escale au Ghana, puis au Sénégal (à Gorée) avant de partir pour l'Amérique latine.
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Check-in au Djegba Hotel vers 19h.
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Après une bonne douche, on se prend un apéro au bar-restaurant près de la piscine.
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Dernier repas avec Marcel... sur la plage à 2 min de l'hôtel.
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On se reprend une grande Béninoise à moins d'un euro (le plus faible prix depuis le début) pour accompagner la carpe, le riz et les frites.
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On salue Marcel et on le remercie pour ses bons plats tout au long du séjour.
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Mercredi 4 février
Programme des jours 14 et 15 :
Deux journées libres pour le farniente, balade sur la plage afin de profiter de cette ambiance partagée entre mer, pêcheurs, cocotiers et la baignade.Activités proposées :
- A pied et en pirogue, visite d’un temple et nous gagnons l'autre côté du fleuve Mono, les prêtres du "Zangbéto", protecteurs et fidèles, du plus puissant des dieux, le dieu du tonnerre : Hèviesso et/ou avec possibilité de participer à une célébration vaudou
- Balade sur le fleuve Mono avec les petites îles aux crabes.
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Déjeuner à partir de 7h30.
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Petit tour à la plage.
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Réplique d'un navires négrier qui emmenait les esclaves vers les Amériques.
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Un garde-plage ayant remarqué des traces et empreintes d'une tortue
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nous montre un oeuf avant de le recouvrir et bien veiller à ce que ce secteur soit préservé jusqu'à l'éclosion.
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Très prudemment, j'ai été me tremper dans l'Océan, une eau délicieusement chaude.
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Retour vers l'hôtel
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Rapide tour à la douche de la piscine
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et plouf, température de l'eau, environ 30°C :)
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Sortie vers 11h30 après cette matinée de détente.
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La colonisation et la présence européenne au Bénin a débuté dès le XVe siècle, avec l'arrivée des Portugais vers 1472 sur la côte du golfe de Guinée.
Ils sont les premiers à établir des comptoirs commerciaux, notamment à Ouidah, sans conquête territoriale directe.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, d'autres puissances européennes s'installent : Hollandais, Anglais, Français et Danois, attirés par le commerce de l'or, de l'ivoire puis surtout des esclaves.
Chacun construit des forts pour sécuriser ses échanges, notamment le fort portugais São João Baptista de Ajudá en 1721 à Ouidah.
Le fort était protégé par des douves, peuplées de crocodiles ou caïmans, pour empêcher les esclaves de s’échapper.
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Les anciens forts européens (français, hollandais, danois, anglais) ont été détruits ou incendiés vers 1961 après l'indépendance du Bénin pour effacer cette sombre période.
Seul le Fort Portugais subsiste, reconverti en musée sur l'histoire de la traite négrière et en Musée international de la mémoire et de l'esclavage.
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Frangipanier
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La Basilique de l'Immaculée-Conception est le principal lieu de culte catholique de la ville de Ouida
Construite à partir de 1903 à l'initiative de Mgr Louis Dartois, premier vicaire apostolique du Dahomey, elle est achevée en 1909.
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Après les forts, le réconfort.
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Nous sommes invités à dîner par l'agence et notre activité optionnelle de l'aprèm nous est également offerte, geste commercial pour notamment un musée fermé et l'impossibilité de voir les hippopotames qui ont déjà migré vers le nord.
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Repas dans un resto local où la spécialité est le porc grillé.
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En accompagnement mélange de viande cuite assaisonnée et manioc, appelé piron et amidon de maïs.
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Après s'être restaurés, nous partons à présent pour Grand-Popo, village côtier sous le Togo.
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Environ 40 km.
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Lac Ahemé.
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Le fleuve Mono
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On arrive à Grand-Popo peu avant 14h.
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La Nonvitcha est une fête traditionnelle créée en 1921 pour réunir symboliquement les membres dispersés d’une même grande famille issue d’un ancêtre commun ayant eu de nombreux descendants.
Son nom signifie « rencontre fraternelle » en langue mina, et elle est célébrée chaque année autour de la Pentecôte, attirant des participants venus de tout le Bénin.
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Les noms Grand-Popo (Bénin) et Petit-Popo (actuel Aného au Togo) tirent leurs origines de l'époque coloniale, désignant des comptoirs commerciaux fondés par les navigateurs portugais à partir du XVIe siècle.
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"Popo" proviendrait de l'étonnement des indigènes [KPO-KPO] signifiant "regarde-regarde", expression qui aurait attiré l'attention des explorateurs.
La ville conserve encore des traces de cette présence européenne, avec des fortifications et vestiges de bâtiments coloniaux et reste un centre culturel des populations gou et xwéda.
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Nous longeons la plage de Grand-Popo et y faisons un arrêt photos.
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On continue vers l'embarcadère.
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Le Mono est un fleuve majeur d'Afrique de l'Ouest d'une longueur de 467 à 530 km.
Prenant sa source au Togo, il sert de frontière naturelle entre ce dernier et le Bénin sur son dernier quart avant de se jeter dans l'océan Atlantique dans le Golfe de Guinée, à la Bouche du Roi.

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Sa profondeur varie entre 1 et 8 mètres mais peut atteindre plus de 10 mètres en période humide.
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L'activité principale des villages est la pêche à la ligne, à la nasse et à l'épervier.
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Parmi les poissons présents, citons les tilipias, soles, barracudas, mulets, silures et carpes.
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Crabes, écrevisses, crevettes pour les crustacés.
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On accoste pour rencontrer un pêcheur réparant ses nasses.
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Nasse à écrevisses où l'on place des poissons morts ou noix de coco pour les attirer.
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Crevette
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Crabe d'eau douce
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Crabes terrestres
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On continue vers un village typique vaudou, Hévé.
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Legba, pour Hèviosso la divinité de la justice, du tonnerre.
Ce dieu est connu pour châtier les menteurs, les voleurs et les malfaiteurs par la foudre, souvent représenté avec une hache.
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On raconte qu'il y a 2 ans, une homme a été foudroyé en pleine journée sans pluie, en plein soleil, car malgré les avertissements des esprits, il a continué à répandre le mal autour de lui.
Après avoir été traîné dans le village, on a exposé ses habits sur cet autel.
Il n'a pas été enterré, renforçant la honte, et a été déposé dans la forêt "sacrée".
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Le Legba protecteur du village
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Couvent
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Temple dont le totem est le python de Seba, serpent sacré de Hévé.
Le plus gros serpent constricteur d'Afrique.
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Hêvé a été fondé au XVIIe siècle par un pêcheur local.
La légende raconte qu’il coupa une branche de ce fagara (arbre tropical) pour réparer sa nasse, et que cette branche replantée donna naissance à un nouvel arbre, symbole de vie et de renouveau.
Depuis lors, il est permis de prélever des branches pour des usages rituels ou pratiques, mais il est interdit de brûler la branche, car elle est considérée comme sacrée et porteuse de protection du village.
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Legba de tout le village, représenté avec un grand phallus.
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Les deux sages du village installés sous l'arbre à palabres.
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Zangbéto, protecteur du village et gardien de nuit.
Divinité inspirant la peur et la crainte pouvant se transformer et attraper les voleurs la nuit.
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Quelques derniers petits Legba pour la route...
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On quitte le village avant 16h.
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L'eau du fleuve est saumâtre car nous sommes en période sèche.
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Petit tour dans les mangroves
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Ces dernières sont constituées par 3 sortes de palétuviers, les rouges, blancs ou gris.
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Les eaux sont calmes, propices à la reproduction des poissons.
Il y a interdiction de couper les mangroves car elles ont été sacralisées.
Ici, les pêcheurs ont plus peur des cultes vaudous que de la police.
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Deux cormorans et une aigrette qui s'envole
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On débarque dans un petit village vivant de l'extraction du sel.
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Les cristaux de sel dans le sable
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sont filtrés avec des branches de palétuviers pour obtenir de la saumure.
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Afin de tester la salinité, on y place des graines de palmier rouge.
Si les graines coulent, la saumure n'est pas suffisamment riche en sel.
Ca me rappelle la Mer Morte en Jordanie.
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Ils font chauffer l'eau dans cette salle avec des bassines et récoltent enfin le sel.
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L'opération est longue, c'est pourquoi il fallait s'assurer que la quantité de sel à obtenir en vaut la peine.
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On goûte le Sodabi, alcool d'huile de palme.
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Une mini gorgée m'a suffi, trop fort.
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Des canards siffleurs à face blanche
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Héron noir et chevalier
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Arrêt sur une île aux crabes
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Crabe violoniste
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Nous arrivons à la Bouche du Roy, embouchure du fleuve Mono se jetant dans l'Océan Atlantique.
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Retour sur la terre ferme vers 18h15.
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Ils font venir de la latérite pour solidifier la piste.
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On quitte Grand-Popo quelques minutes plus tard.
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Environ 1h de route pour rentrer au Djegba Hotel de Ouidah.
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On va souper au resto L'Amicale peu avant 20h.
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Tilipia grillé et une dernière grande Béninoise.
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Jeudi 5 février, dernier jour au Bénin
Je rejoins Clarisse pour le petit-déjeuner.
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Omelette, baguette, confiture, bissap (jus d'hibiscus) et mon pot de choco + mon jus d'oranges :)
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Vers 10h, je descends avec Pierre me poser au bord de la piscine.
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Pendant qu'il déguste une des dernières mangues qu'il a achetées, je me prends un dernier apéro béninois et ai l'occasion de goûter la Kankpé, la Béninoise Ambrée, sortie le 6 janvier et qui commence seulement à être distribuée.
Je chourerrai la bouteille et vais hésiter pour savoir si j'expose celle-ci ou la Béninoise classique sur mon étagère.
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Check-out à 11h00
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Quelques derniers achats au Grand Marché de Ouidah.
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Le wax est un tissu d'origine hollandaise et non africaine, il porte également les noms “tissu africain” car il est massivement utilisé en Afrique de l'Ouest pour se vêtir au quotidien.
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Vers midi, on revient dîner à l'Amicale où je mange un très bon chawarma au boeuf et un plat de bananes plantain.
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Après avoir dégagé gentiment un vendeur de dentifrice avant le repas, c'est un autre vendeur qui vient s'incruster avant qu'on ne parte.
"Pierre, tu m'achètes une machette ?"
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On quitte Ouidah et on va passer l'après-midi à Cotonou.
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Cotonou est la principale ville du Bénin et sa capitale économique, bien que la capitale politique officielle soit Porto-Novo.
Située sur le littoral atlantique, entre l'océan et le lac Nokoué, elle regroupe environ 1,2 million d'habitants dans son agglomération.
Ancien village de pêcheurs, Cotonou se développe fortement à partir de la période coloniale française.
Son port autonome est le moteur de l'économie béninoise et un point stratégique pour le commerce régional, notamment avec le Nigeria.
La ville concentre la majorité des institutions économiques, des infrastructures et des activités commerciales du pays.
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Premier arrêt à la place de l'Etoile Rouge.
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Cette place a été érigée dans les années 1970 sous le régime marxiste-léniniste du président Mathieu Kérékou (1972-1990), symbolisant la révolution, le socialisme et l’unité du peuple.
Au sommet du socle composé de 3 grandes étoiles, on voit la figure d’un soldat béninois représentant l’armée révolutionnaire, à la prise de pouvoir du commandant Mathieu Kérékou lors du coup d’État du 26 octobre 1972.
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Cette place est au centre du plus grand carrefour du Bénin.
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On nous dépose au Marché des arts, où se succèdent des dizaines d'échoppes.
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J'achète un masque africain Ashanti (peuple ghanéen) bien négocié pour 5 euros car nous sommes les seuls touristes.
L'"Oiseau du bonheur" représente les esprits ancestraux et sert de lien spirituel pendant les danses et les rituels.
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Mis à part quelques groupes de 2-3 personnes (rencontrés à plusieurs reprises), le nombres de touristes est très faible.
Ce n'est pas pour me déplaire.
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Nous nous approchons du port autonome de Cotonou...
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devant lequel des fresques murales sur environ 3km ornent cette avenue.
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Traditions, cultures du Bénin, de nombreux artistes se sont surpassés pour dessiner ces oeuvres colorées.
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Il y a à nouveau 35 degrés cet après-midi, le choc de température au retour en Belgique va faire mal (il y fait le dizième).
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On continue vers la Place de l'Amazone inaugurée il y a 3 ans avec cette statue de bronze de 30 mètres.
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Nous sommes au bord de l'océan, le métal devait être choisi en conséquence.
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C'est l'un des plus grands monuments d'Afrique.
La Statue de la Renaissance africaine de Dakar est haute de 52 mètres.
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Monument de Bio Guéra, un héros national béninois.
Prince guerrier wassangari, peuple du Nord, né en 1856 et mort en 1916, il a mené plusieurs résistances contre la colonisation française.
Sa statue équestre a été inaugurée le 30 juillet 2022.
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Dernier arrêt ... au Super U de Cotonou.
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Une petite glace qui était la bienvenue.
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Nous saluons Sébastien et Panclasse qui nous déposent à l'aéroport vers 17h20.
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Clarisse et Geneviève y seront déposées en soirée car elles ont un vol direct vers Paris avant leur second vol Paris-Marseille.
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L'avion décollera à l'heure, à 20h.
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Premier vol entre Cotonou et Accra de 30 minutes.
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On atterrit dans la capitale du Ghana pour une courte escale... à 19h45, on remonté le temps.
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Nous redécollons peu après 22h15 pour un vol entre Accra et Bruxelles d'une durée de 6h25.
Comme depuis quelques vols, je change de siège pour me retrouver seul sur une rangée, d'autant plus que ma place initiale était à côté d'un gars de 300 kg.
Cette fois, je trouve mon bonheur à la toute dernière rangée et j'ai pu dormir 3-4 heures :)
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On se pose à Zaventem vers 4h55, 10 minutes à l'avance.
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Mich

