Togo et Bénin, janvier, février 2026






Lundi 26 janvier

Programme du jour 5 :

Cap vers les fameux Monts-Kabyé qui abritent plusieurs villages où les paysans appelés "paysans des pierres" ont strié la montagne de magnifiques cultures en terrasse.
Escale à la faille d’Alédjo.


Outch, lever tôt car on a de la route.



On boucle sa valise ...

Puis petit déjeuner vers ... 5h30.







On démarre à 7h



Environ 7 heures de route (sans les pauses) pour atteindre les abords de Pya et Tcharé dans le nord du pays.





Rizières

La religion est omniprésente.

Dans tous les villages que l'on traverse, temples, églises bibliques, baptistes, pentecôtistes, évangéliques, apostoliques, paroisses se succèdent.

On a l'impression qu'il y en a plus que d'habitants.





La plupart des boutiques, écoles, lycées, pharmacies et même les bars ont des enseignes faisant référence à Dieu ou Jésus.
"Bar Dieu merci", "A la grâce du Seigneur", et je vous en passe.



Les monts Kabyé s'étendent sur environ 120 km dans le nord du Togo.
La population Kabyé est connue pour ses cultures en terrasses, parfois vieilles de plusieurs siècles, adaptées à un sol pierreux et escarpé.





On arrive à Atakpamé, nommée ici la Cité aux 7 collines, vers 9h10.



Petite pause quelques minutes plus tard.



On a rejoint la route n°1 qui conduit jusqu'au Burkina Faso.

Nous allons croiser beaucoup de camions transportant des conteneurs provenant du port de Lomé.

Progressant vers le nord du pays, on voit effectivement de plus en plus de mosquées.















Marché aux céréales.









Pause midi après le péage de Kpleketé.

Bien installés à l'ombre d'un ficus étrangleur, je goûte la Djama Pilsner.

Les prix sont vraiment démocratiques, 500 francs (0.75 €) pour ce rafraîchissement d'un demi-litre.

La localisation semble dire qu'on se situe à mi-chemin entre Atakpamé et Karra.





Je pense que je mange l'un des repas les plus sains de ma vie, les autres ont des spaghetti bolognaise







On traverse Sokodé à 15h.





Vers 16h, on s'arrête à la Faille d'Aledjo.

Passage d'une cinquantaine de mètres élargi par les Allemands dans les années 50.











Usine de recyclage du fer.

On arrive à Kara peu avant 17h



On continue vers Pya et notre hôtel se trouvant dans les hauteurs.



Check-in à l'hôtel Kolou Wyam vers 17h30.





Quelques brasses dans la piscine qui font du bien.

Apéro vers 19h et souper peu avant 20h, couscous au boeuf et aux légumes.





Mardi 27 janvier

Programme du jour 6 :

Découverte du village de Tcharé, situé dans un massif volcanique au paysage spectaculaire.
Visite des potières et des forgerons (technique traditionnelle).
Balade dans le village puis traversée du pays tamberma pour le pays somba, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Traversée de la frontière du Bénin puis route pour le pays Somba.
Arrivée et découverte du village.


On a vu beaucoup de toiles d'araignées lors de nos balades en forêt mais la première grosse bête à 8 pattes c'est dans la chambre que je l'ai trouvée.





Petit déjeuner à 7h.

Check-out vers 8h15 lorsque le remplaçant de notre guide local (qui arrivera plus tard) vient nous chercher.

On débute la visite de Tcharé vers 8h.

Les poussins sont colorés pour dissuader les prédateurs, tels les rapaces.









La brasserie du village où ils produisent le Tchoukoutou, bière artisanale à base de sorgho ou de mil, très populaire et consommée dans des calebasses.

C'est un pilier de la vie sociale et rituelle au Togo, se retrouvant dans des bars traditionnels signalés par une calebasse sur un piquet.

Je goûterai la version fermentée et non fermentée, elle est servie chaude donc pas terrible.





La forge du village.

Un morceau de jante est transformé en pelle.







Un baobab sacré (qu'a priori je n'aurai pas pu photographier sans donner un peu d'argent à gars sorti de nullepart)

La cuisine est de forme circulaire et les chambres sont rectangulaires.







Moulage de briques

Réserve d'eau avec barrage, venant de 4 rivières.



Les pierres sont disposées pour former des terrasses et retenir l'eau pour les cultures à partir de fin mars.













Akee, parfois appelé fromager

Le fruit dont une chair blanche entoure le noyau a le goût de fromage.
Avec les cendres séchées du noyau, ils fabriquent du savon.

C'est l'heure de la récréation.













On quitte Tcharé avec le car venu nous rechercher en bas de l'école vers 9h45.



On continue sur la nationale 1 arrivant à la frontière burkinabè mais on bifurquera avant en direction du Bénin.

Y a en encore un peu de place sur le toit.



Le litre de carburant est à un peu plus d'un euro.

Marchands Peulh, vendant du fromage de vache enrobé du pigment des feuilles de tek.

Marcel achète 2 fromages, 2500 francs l'unité (4 euros, pas donné donc pour le pays - et ce n'était pas le prix 'touriste').







On fait une pause à Kanté vers 11h30.

Les petites huttes sont des greniers et poulaillers







Je vais prendre un cours et je reviens...

Direction les "châteaux" du pays tamberma.



On aperçoit nos premiers Tata.

Chaque Tata représente une cosmologie complète : étage inférieur pour le bétail, étage familial, terrasses pour les rites et greniers.

Ces constructions ont servi aussi de protection contre les razzias esclavagistes aux XVIIIe et XIXe siècles.

Il fait 38 degrés aujourd'hui.

Le site est classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Nous sommes donc sur le site de Koutammakou d'une superficie de 50 hectares.

On y dénombre 36 villages où vivent le peuple des Otammari.



Notre guide du jour, Norbert, nous emmène visiter le plus ancien de ces Tatas.

Nous sommes dans le village de Bassamba.

Les Tatas sont construits à base de terre, de bouse de boeufs et d'eau.
Le beurre de karité pour la couleur.
Ils pratiquent la religion animiste.
Ils sont originaires du Burkina Faso, ayant fuit suite aux conflits religieux.
Leur arrivée et développement remonte au 15-16ème siècle.

Représentations extérieures pour les animaux, les ancêtres sont représentés à l'intérieur.

Une famille par tata.

Les pièces sont astucieusement reliées entre elles, récupération des grains pilés, passage de nourriture, communication, ...



La cuisine, un demi-étage plus haut.

La douche sur le toit.





La chambre des enfants et

la chambre de la maman

quand ils ne dorment pas à la belle étoile.









Dernier petit souvenir avant de quitter le Togo.

Distribution de vêtements, cahiers, bics, etc.







On dîne vers 13h45 à Nadoba.







Dernière "petite" bière togolaise...

On se remet en route vers 15h15 et on s'arrête à un petit musée et boutique d'objets divers











Et quelques minutes plus tard, on effectue les formalités de sortie du pays avant de passer la frontière ...



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Mich