Togo et Bénin, janvier, février 2026
- Togo
- Bénin
- Parcours + résumé
Vendredi 30 janvier
Programme du jour 9 :
Montée vers le point de vue révélant la vallée de Natitingou et ses paysages magnifiques.Route jusqu’aux chutes de Kota.
Petite balade et baignade dans une piscine naturelle puis retour à Natitingou.
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Déjeuner à 8h
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On quitte le camp vers 9h20.
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Route vers Natitingou.
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On s'arrête quelques minutes plus tard, en prenant une piste nous éloignant de la nationale, pour voir la trace de la Route coloniale allemande, d'une longueur de 7 km (on pourrait continuer jusqu'à Natitingou).
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La colonisation a débuté à partir de 1890.
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Certains esclaves trouvaient refuge notamment dans une grotte telle que celle qu'on a vu la veille.
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On stoppe un peu plus loin au belvédère.
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Nous sommes à 15 km de Boukoumbé et 30 km de Natitingou.
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Eau de puits et non eau de pluie.
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On arrive à Natitingou peu avant 10h30.
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Petit marché de souvenirs et curiosités.
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J'y achète quelques huttes en bois.
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Musée - ancien bâtiment colonial français.
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On continue à pied vers le Grand marché régional
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Wooh hooo des oranges pour des jus frais au petit déjeuner.
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On s'arrête aussi à un commerce général (petit supermarché).
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Je me prends une bouteille de Merlot pour les prochains repas (la glacière la gardera au frais).
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On voit des agames un peu partout.
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Natitingou, fondée au XIXe siècle, est aujourd'hui la capitale administrative du département de l'Atacora.
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Check-in à l'hôtel Le Bélier vers 12h30.
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Une bonne douche chaude :)
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On passe prendre l'apéro au bar-restaurant.
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Et on retourne diner à l'hôtel vers 13h40.
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Ragoût de patates douces, légumes carottes et fromage peulh.
Pas déçu par le vin rouge.
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Détente jusqu'à 15h40, une bonne douche encore puis relecture du reportage au frais dans la chambre.
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On sort de l'hôtel peu après 15h40 et sous environ 40 degrés.
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On prend une piste en direction des Chutes de Kota.
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Un point de vue depuis le belvédère
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Les chutes de Kota, situées à une trentaine de kilomètres de Natitingou, forment une cascade d'environ 10 à 15 mètres, alimentée par un affluent saisonnier.
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Très rafraîchissant


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Le site est entouré de forêts-galeries et de bassins naturels utilisés localement pour des rites et la baignade.
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Retour à l'hôtel et encore une bonne douche.
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Et puis, allez, encore un apéro au bar vers 19h.
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Notre souper préparé par Marcel nous attend à 20h.
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Je chope le code Wi-Fi et on peut lire et envoyer quelques messages avant d'aller au lit.
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Samedi 31 janvier
Programme du jour 10 :
Route entre Natitingou et Dassa-Zoumé.Visite de ce royaume et de la plus haute des 41 collines.
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Petit déjeuner aux alentours de 7h15
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On quitte Le Bélier peu avant 8h30.
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Direction Dassa.
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Environ 4h de route.
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9h20 on stoppe à Birni.
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Le véhicule commençait à rouler de moins en moins bien.
Ça sent la fin...
Il est clair qu'il nous faudrait des plombes à la vitesse où on roule pour arriver à Dassa-Zoumé.
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Le guide nous indique qu'on va se traîner jusqu'à Djougou (à 40 km) et changer de véhicule.
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Village de Copargo, où vit encore une ethnie de guerriers, les Tanéka (parlant le Yom), utilisant des flèches comme armes - il ne manquerait plus que ça :).
Ils vivent traditionnellement dans des villages perchés, faits de cases rondes en pierre, bien adaptées au relief escarpé et au climat.
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On arrive à Djougou vers 10h30.
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On se balade pendant 45 minutes, le temps que Sébastien et Panclasse s'arrangent avec un taxi local pour qu'on continue dans de bonnes conditions.
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On quitte Djougou vers 11h30.
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Ils élèvent des poissons-chats dans ce grand étang.
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Notre ancien véhicule est parti devant histoire de prendre de l'avance ...
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Tous les villages que l'on traverse, dont la plupart des maisons sont à moitié construites ou à moitié détruites, sont teintées d'une poussière orangée mélange de terre et de sable.
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On fait la pause midi à 12h15 à Pénéssoulou où nous retrouvons Sébastien et Marcel.
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Le serveur nous souhaite "Bonne assise".
On adore ces expressions.
La meilleure reste toute de même "Bonne arrivée".
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Nous nous remettons en route vers 13h15.
On a "déjà" fait 130 km sur les 340.
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Notre prochaine étape est Savalou, quelques dizaines de kilomètres avant Dassa.
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Ils font sécher l'igname et le manioc le long de la nationale entre les différents villages.
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On voit aussi des Béninoises avec une balance le long de la route, c'est la saison des noix de cajou.
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Savalou est l’ancienne capitale du royaume mahi de Savalu, fondé vers le XVIe siècle, longtemps indépendant et structuré autour d’un roi (le Tôgan) et de cultes vaudous puissants.
Le royaume contrôlait un vaste territoire du centre du Bénin et jouait un rôle stratégique entre les États yoruba du nord et le Dahomey au sud.
Au XIXe siècle, après plusieurs conflits, le roi Guézo du Dahomey soumet Savalou vers 1843–1845, intégrant le royaume à l’empire dahoméen tout en maintenant une autorité locale.
Cette annexion marque la fin de l’indépendance politique de Savalou, mais ses traditions religieuses et royales perdurent encore aujourd’hui.
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Nous nous arrêtons quelques instants dans ce lieu de rituel vaudou.
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Leurs prières sont accompagnées d'offrandes, notamment un peu d'alcool, de l'huile de palme rouge et d'un peu d'argent.
Ce sont principalement des chèvres ou poules qui sont sacrifiées.
Des chefs Vaudou sont présents pour les aider à formuler les voeux si nécessaire.
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Nous arrivons au centre de Savalou vers 15h50.
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Le roi Soha (1557-1618) est l'une des figures les plus respectées de l'histoire du royaume Idaasha.
Il est resté célèbre pour avoir dompté un buffle, animal redouté et symbole de force brute.
Dans la tradition, cet exploit n'est pas seulement physique : il prouve que Soha possédait une maîtrise spirituelle exceptionnelle.
Dompter le buffle signifie imposer l'ordre, la sagesse et l'équilibre là où règnent le chaos et la violence.
Mais le règne de Soha est surtout marqué par une décision majeure : il demande l'abolition de l'esclavage dans son royaume.
À une époque où la traite interne et externe faisait partie du système régional, cette prise de position est perçue comme un acte de courage politique et moral, fondé sur une vision sacrée de la dignité humaine.
Pour Soha, un homme libre est indispensable à l'harmonie entre les vivants, les ancêtres et les esprits.
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L'igname occupe une place centrale dans la culture Idaasha. Elle n'est pas seulement une nourriture : elle est vie, naissance et continuité.
Chaque année, le 15 août, le premier igname est offert aux esprits et aux ancêtres.
Aucune consommation n'est autorisée avant cette offrande : manger l'igname avant la cérémonie serait rompre l'équilibre entre les mondes et attirer le malheur.
L'igname met environ 9 mois à mûrir, exactement comme la grossesse humaine.
Cette durée fonde une symbolique très forte :
- la terre est vue comme une mère,
- l'igname comme un enfant,
- la récolte comme une naissance.
Ainsi, honorer l'igname revient à honorer la vie humaine, la fécondité et la transmission.
Le royaume Idaasha se situe à la frontière climatique entre le nord et le sud du Bénin, ce qui influence fortement les modes de vie.
Au nord (jusqu'à Bantè) : 2 saisons principales, 6 mois de saison sèchee et 6 mois de saison des pluies
Ce rythme impose une agriculture très organisée et une forte anticipation des récoltes.
Au sud, 4 saisons : 2 saisons sèches et 2 saisons des pluies
Ce climat plus humide et plus régulier favorise la diversité des cultures et explique en partie l'importance agricole et spirituelle de Dassa-Zoumé.
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Dieudonné, notre chauffeur de la journée, nous dépose au pied de la 41ème colline de Dassa-Zoumé peu après 16h30.
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Dassa-Zoumé, chef-lieu du département des Collines, est située au centre du Bénin, à environ 255 mètres d'altitude, au coeur d'un paysage de collines granitiques dominant autrefois une vaste forêt dense.
Dans la tradition locale, la ville est connue comme la "41e colline du royaume Igbo Idaasha", symbole fondateur de son identité.
Le nom originel, difficile à prononcer pour les colons, a été simplifié à l'époque coloniale française pour devenir Dassa-Zoumé.
Ils sont en train de préparer la "Tchapalo", bière de mil traditionnelle.
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Nous y rencontrons Saturnin, notre guide local qui nous donne le programme de la visite.
Ca nous en bouche un coin (coin).
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Selon la tradition, Dassa est fondée vers 1385 par des populations originaires de la sous-région Egba de l'actuel Nigeria, issues d'un détachement du peuple Oyo-Yoruba.
Le fondateur du royaume est le prince Oládégbò devenu roi sous le nom fort de Jagu Olófin (1385-1425), qui choisit ce lieu après avoir été subjugué par la beauté et la force symbolique des collines et de la forêt environnante. Il y voit un territoire protégé par les esprits et favorable à l'installation d'un pouvoir durable.
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Le royaume, toujours actif, se structurait autour de 40 groupes, chacun installé au pied d'une colline.
Chaque groupe avait des responsabilités précises :
- travaux agricoles (igname, maïs, manioc),
- entretien des chemins,
- défense et surveillance des accès.
Un 41e groupe, selon le récit, aurait refusé de participer aux travaux collectifs et n'a donc pas été intégré dans l'organisation officielle.
Les mariages se font au sein de chaque groupe, ce qui renforce l'identité de chaque colline.
Cette organisation a donné naissance à un ensemble de petits villages interconnectés, formant la ville actuelle.
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Le premier palais royal
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Le premier roi est suivi par une lignée ininterrompue de souverains.
Un élément marquant de l'histoire est la deuxième souveraine, une reine albinos, fille du premier roi, considérée comme dotée d'un fort pouvoir spirituel et symbolique.
Un roi particulièrement célèbre est le 4ème roi, Oba Ogoudou Mandja L’Oko, qui aurait régné à partir de 1416 pendant 154 ans, avant de se transformer en serpent géant à tête humaine, selon la tradition.
Cette métamorphose le fait entrer dans le monde des esprits protecteurs du royaume.
Tous les rois Idaasha sont enterrés dans la forêt sacrée, lieu strictement protégé, interdit à certaines catégories de personnes.
Aujourd'hui, le royaume est toujours vivant : le 26ème roi, Djagoun Afoman Alaman, intronisé le 30 mars 2002, est garant des traditions, des rites et de la cohésion sociale.
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Dassa-Zoumé est un haut lieu spirituel du Bénin.
Plusieurs grandes divinités vaudou y ont leur siège ou leurs temples, ce qui confère à la ville un statut religieux majeur.
Le vaudou y cohabite avec le christianisme, introduit plus tard, sans effacer les croyances ancestrales.
Cette coexistence est visible dans l'espace urbain et lors des grandes cérémonies.
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Dassa-Zoumé possède plusieurs points de vue naturels sur les collines environnantes.
Ces sites servaient autrefois :
- à la surveillance du territoire,
- à la communication entre collines,
- aux rites spirituels.
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On y trouve des vasques creusées naturellement ou façonnées par l'homme dans la roche :
- utilisées pour moudre les céréales,
- collecter l'eau de pluie,
- préparer des offrandes rituelles.
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Le poisson-caillou, vu comme un protecteur du royaume.
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Pour la bonne blague, voici ce que ChatGPT m'a raconté à propos du poisson-caillou :
Il vit dans des zones rocheuses et est réputé ne jamais être consommé. "ou alors il faut de bonnes dents !"
Dans la tradition, il est considéré comme un être protecteur, lié aux ancêtres et aux esprits de l'eau. "Un peu bateau mais ok, passons..."
Sa présence est interprétée comme un signe de protection du royaume. "Un peu une redite"
Toucher ou capturer ce poisson est strictement interdit et peut nécessiter des rites de réparation. "on termine en beauté"
Belle preuve que l'IA a encore du chemin à faire pour me convaincre...
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On redescend pour traverser une partie du village et se rendre à l'orée de la forêt sacrée.
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On se demandait pourquoi nous empruntions une rue où les habitations sont toutes explosées.
Le gouvernement avait averti à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas construire à cet endroit.
Après cela, ils ont été sommés de partir.
A présent, les maisons ont été partiellement détruites et vont bientôt être rasées.
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L'entrée de la forêt sacrée
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Double représentation du serpent royal.
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Une divinité un peu spéciale.
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Check-in au Jeco Hotel vers 18h30.
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Une bonne douche après une journée sous 40 puis 36 degrés :)
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Rostand, un chauffeur de l'agence locale Etnik trip vient d'arriver avec nos valises et tout le matériel transférés de l'ancien véhicule pourri.
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On se pose au bord de la piscine
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avec une bonne bière frâiche en regardant la remontada de Chelsea face à West Ham United.
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Marcel nous a préparé un bon couscous au boeuf et aux légumes.
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Dodo vers 22h30.
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