Guadeloupe, octobre 2024




Mardi 8 octobre

Moins réveillé par les chants des coqs omniprésents, après la douche, je dresse la table pour le déjeuner. Morceaux d'ananas et pains au chocolat.

On démarre vers 9h, direction Sainte-Rose.



Nous avons réservé auprès de Nico Excursions, une sortie dans les mangroves et le lagon.

Nous arrivons à Sainte-Rose peu avant 10h.

Petite balade autour du port











Puis vers le centre-ville



et y trouver une boulangerie pour nos sandwichs de midi.

De retour à 11h10 à la bawette de Nico Excursions, on reçoit les consignes, le rappel du programme de cette demi-journée



et notre petit groupe embarque à 11h30



Félix largue les amarres et on quitte le port.

Faisant partie intégrante du Parc National de la Guadeloupe, le lagon du Grand Cul-de-sac Marin regorge d'espèces endémiques.
Reparti sur une superficie de 15 000 hectares, le lagon est bordé par des mangroves le long du littoral et la plus longue barrière de corail des Caraibes au nord.
La biodiversité de son écosystème fait du lagon un lieu de rendez-vous pour les amoureux de la nature et de la découverte.

Pendant la balade, en plus des explications sur chaque étape, des informations sur l'histoire du Grand Cul de Sac Marin, le rocher de la tête à l'anglais, kahouane, l'île de Monserrat, la rivière salée, l'origine du nom des deux îles de la Guadeloupe, les coraux, la barrière de corail, les herbiers et la mangrove.

ETAPE 1 - L'îlet blanc : Un mystérieux îlet de sable blanc qui s'est créé en une seule nuit.

Félix nous a expliqué son incroyable histoire ainsi que son importance pour la reproduction d'une espèce en voie de disparition, la sterne de Dougall.
Les oeufs sont à l'abri des prédateurs.
Les principaux prédateurs sont les mangoustes qui raffolent des oeufs d'oiseaux.
Il y a très longtemps, pour faire face à la propagation des rats, les Français ont introduit des mangoustes venant d'Inde.
Pas de chance, ces animaux diurnes ne côtoient pas les rats nocturnes.
De plus, parmi les 7 femelles aménées en Guadeloupe, au moins 1 était enceinte.
La prolifération des mangoustes a commencé.
Les mangoustes ont en plus éradiqué les serpents de l'archipel (il n'y a pas/plus de serpents en Guadeloupe !), reptiles qui auraient pu éliminer les rats...
Qu'ils sont c*** ces Français :)

ETAPE 2 - L'îlet aux oiseaux : Un îlet de mangrove rempli d'espèces d'oiseaux.

ETAPE 3 - L'épave : Première baignade, au-dessus et autour d'une épave de 17 mètres de long, en acier, à fleur d'eau qui depuis plus de 50 ans forme un biotope avec un écosystème sensationnel rempli de nombreuses espèces.























Point de vue sur l'îlet Kahouanne (signifiant tortue).
La tête de la Tortue est le rocher Tête à l'anglais (couvert d'impacts) que les Français utilisaient pour s'entraîner au canon en vue d'empêcher les ennemis de tenter de conquérir leur territoire.

ETAPE 4 - La piscine naturelle : de l'eau turquoise au niveau de la taille à 3kms des côtes... le rêve.
Avec plein de petit récifs coraliens tout autour.
Cerveaux de Neptune, spyrographes, anémones, forêt d'éponges arborescentes et poissons sont au rendez-vous.











Vue sur Basse-Terre depuis ce lagon délimité par la barrière de corail (27 km)

ETAPE 5 - Les étoiles de mer : pendant cette troisième baignade, sur sable blanc près des herbiers, des étoiles de mer et des concombres de mer.







Pélican brun, avec son grand gosier qui a donné son nom à la ville où nous séjournons.

ETAPE 6 - La Mangrove maritime : dernière baignage, dans la mangrove au beau milieu du lagon sur fond de sable blanc et eau turquoise jusqu'aux genoux. Une des richesses de cet écosystème.



Jeune pousse d'un palétuvier qui va se figer dans le sol et se développer, formant la mangrove.





Prudence face à cette raie pastenague et son aiguillon.







Petits barracudas



Oups une autre raie, plus grande que nous (ok c'est pas difficile, je le dis avant vous...)

ETAPE 7 - Les îlets du carénage : Des îlets de mangrove maritime beaucoup plus denses se développant en eau saumâtre (eau douce et eau salée) pour observer ses habitants depuis le bateau, de petits crabes qui contrairement aux autres espèces marchent droit sur les racines et branches des palétuviers.



La formation des mangroves et de la barrière de corail est le résultat d'une interaction écologique unique entre terre et mer. Les mangroves, qui se développent dans des zones côtières tropicales, sont constituées d'arbres adaptés aux conditions d'eau saumâtre, mélange d'eau douce et salée. Les racines des mangroves jouent un rôle crucial dans la stabilisation des côtes et fournissent un habitat aux poissons juvéniles et autres espèces marines, tandis que la barrière de corail, située juste au-delà des mangroves, protège ces zones côtières des vagues et de l'érosion.

Les coraux dépendent de la photosynthèse réalisée par des algues symbiotiques, qui vivent dans leurs tissus et utilisent la lumière du soleil pour produire de l'énergie. Cela contribue à la croissance des récifs coralliens, lesquels à leur tour favorisent la biodiversité marine. La proximité des mangroves et des récifs coralliens crée une symbiose naturelle : les mangroves filtrent les sédiments et nutriments avant qu'ils n'atteignent les récifs, protégeant ainsi la barrière de corail.

Les arbres de la mangrove, comme les palétuviers, ont une capacité unique à rejeter l'excès de sel qu'ils absorbent de l'eau saumâtre. Ce sel est expulsé par les feuilles, jaunissant, qui le rejettent en petites quantités, permettant ainsi à l'arbre de survivre dans cet environnement hostile. Cette interaction complexe entre les écosystèmes des mangroves et des coraux contribue à la protection des côtes, au maintien de la biodiversité et à la séquestration du carbone.





Une dégustation de planteur fait maison.
Le capitaine nous partagera sa recette, rhum à 40 ou 50°, jus de goyage, sucre de canne et épices.





On rentre au port vers 15h45.



On quitte Sainte-Rose et on continue vers le nord.

On s'arrête quelques minutes à la plage des Amandiers.

Puis, on met le cap sur la Pointe Allègre, point le plus septentrional de Basse-Terre.





On voit bien l'îlet à Kahouanne et l'îlet de la Tête à l'anglais.

















On termine cette très belle journée par l'Anse de la Perle.

Ayant de nouveau envie de se rafraîchir et voyant cette belle plage et ses vagues énormes, on fonce.











On se fait aplatir et éjecter par cette impressionnante houle.









Le Soleil couché, on quitte la plage.

Voyant qu'on se rince avec des bouteilles remplies à l'appartement, mises dans le coffre et prévues à cet effet, deux filles nous conseillent d'utiliser une douche à côté des bars de plage (tous fermés car ce n'est pas la saison).

On rentre du Riflet vers 18h30.

Nous traversons à nouveau le pont enjambant la Rivière Salée.
Nous avons appris aujourd'hui que les 2 parties de la Guadeloupe ne se touchent pas et que cette rivière d'eau de mer sépare Basse-Terre et Grande-Terre.

Quelques courses avant de regagner notre appart peu avant 20h pour une bonne douche.



L'apéro, bières de la Lézarde et un 421.

Et le souper pizza royale et ensuite pizza fruits de mer.

Mercredi 9 octobre

On démarre vers 8h30 après avoir embarqué les chaussures de rando et beaucoup d'eau.

Nous voici à nouveau de l'autre côté de la Rivière Salée.

On prendre la direction de Saint-Claude et de la Soufrière.

On s'arrête à Capesterre au mémorial à Christophe Colomb.



Et à la boulangerie Kannel pour le casse-croûte de midi avec une brioche chocolat-cannelle pour le dessert.



Il faut à présent environ 40 min pour arriver au parking des Bains Jaunes, point de départ du trek.







Nous voici donc arrivés au parking à 950 m d'altitude.



Le volcan culmine à 1467 mètres, un bon dénivelé nous attend...

Piscine de source chaude, ça pourra faire du bien au retour.







On commence par un sentier pavé.

















Nous avons à nouveau une grande chance côté météo, le ciel est dégagé et les nuages tourbillonnant ne font que de brefs passages.



























La dernière éruption a eu lieu en 1976.



Allez, derniers efforts, on y est presqu'en haut.













L'odeur de soufre se fait régulièrement sentir.

Nous voici donc au sommet !





Les fumerolles sont bien visibles.

Le spectacle en valait la peine.

On peut pleinement profiter de ces superbes vues du cratère et des environs.

Après avoir mangé nos sandwichs, on redescend vers 13h20.





On continue notre descente par le Col de l'échelle.

On effectue la boucle autour du volcan.











A 5 secondes d'intervalle !

La Roche fendue















Retour à la voiture vers 15h45 après plus de 5h30 de trek, 7.1 km et plus de 500 mètres de dénivelés.

On se change et on va se délasser dans la piscine de source chaude.







On quitte Les Bains Jaunes vers 16h15.

On repasse par Saint-Claude.



L'église près de l'hôtel de ville.

La cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe.







La plage en contre-bas de la Place Gerty Archimède, première femme inscrite au barreau de la Guadeloupe en 1939, devenant ainsi la première femme avocate des Antilles françaises.



Sculpture “Sé la vi la ki pli bèl“



Le Fort Delgrès, à Basse-Terre.













La plage de sable noir de Rivière-Sens.

Dernière étape Vieux-Fort et son phare.













A peine arrivés au bord des falaises, voyant les gens sauter et faire du snorkeling, Seb retourne à la voiture enfiler son maillot et revient.





De mon côté, je suis installé au pied du phare pour le coucher de soleil.



Une émoticone dans le ciel...





On quitte le phare de Vieux-Fort vers 18h15, il fait encore 26 degrés.

Comme d'hab, on passe faire quelques courses chez Leclerc avant la fermeture de 20h.

Apéro saucisson, cacahuètes et bière Carib.

Nems porc, nems crevettes-crabe, samosas boeuf, riz et un bon Côte-du-Rhône.

Jeudi 10 octobre

Levé vers 6h20, je commence la journée par répondre aux messages me souhaitant un joyeux anniversaire.

Fricassée et lard pour déjeuner.

On prend la route vers 8h30.

La première activité est la Maison du cacao... dont a réservé la visite pour 9h45.

Une vache et son pique-boeuf, qu'elle n'a pas sur le dos pour l'instant.

Grand fan de chocolat comme tout le monde le sait, on a bien choisi le jour :)





























Rdv à 10h15 pour d'autres explications et la dégustation, miam miam.



















Nous prenons ensuite la route de Deshaies, on remonte la côte ouest.





Ravenale (ravinala) ou arbre du voyageur.

On plonge dans la Grande Anse vers 12h30.



Très belle plage de sable orangé sous un magnifique ciel bleu et 32 degrés.





















Une dernière série de vagues et on va dîner.









Après s'être "beignet", on se prend des accras et un agoulous.



On redémarre vers 14h30, pour redescendre vers Pointe Noire, Malendure et Bouillante.

Rapide photo de la plage de Ferry.

On s'arrête ensuite à la Plage de Petite-Anse.



Crique qu'on nous avait recommandé pour s'y poser et faire du snorkeling.





Après 45 bonnes minutes de baignade, on quitte Ti Tans et on arrive à la plage de Malendure vers 16h30.



L'îlet Pigeon.

Dernière étape, à 10 minutes toujours direction sud, Bouillante.

Et pour finir la journée, baignade à 40°C (-> tout propre sans sable) ...









et "vrai rafraîchissement" au bar-restaurant à côté de ces thermes gratuits









On va souper au restaurant Coconut Coast que Seb a trouvé sur Google en cherchant un bon établissement près de la Marina de Gosier.

Pina Colada en cocktail évidemment, thon rouge au sésame en entrée, magret de canard







Apwé ce twé bon wepas, j'pouvais quand-même pas m'awéter là, une bonne glace en dessert pour mon anivèsè.



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Mich, Seb