Chine, mai 2025




Mercredi 21 mai

Petit déjeuner vers 6h50 après une courte nuit vu la promenade en deuxième partie de soirée et le tri des photos.
On quitte l'hôtel Shaanxi Yongcun à 7h30.

Direction la gare de Xi'an.







Notre train arrivera à 9h38 et démarrera à 9h45.



Un trajet d'environ 2h45.
Des serres à perte de vue.

De plus beaux paysages avec des cultures en terrasse.

Nous arrivons la gare de Pingyao à 12h30.

Notre guide Nicolas nous attend sur le quai.



On monte dans le bus et on se dirige vers la vieille ville.

On nous débarque au pied des remparts.

Et nous sommes emmenés au coeur de la ville en voiturette.

Seulement 36°C ici :p



Nous logeons dans une ancienne auberge et l'authenticité a su être conservée en grande partie.







Nous sortons dîner et arrivons rapidement sur l'artère principale.







Fruits de l'arbre de la Bodhi (ficus religiosa), sous lequel Bouddha a atteint le Nirvana.

Toutes les maisons ont plusieurs hautes marches en bois (dont une en façade), afin d'empêchant les mauvais esprits de pénétrer... (l'ean de pluie est aussi stoppée ;))

Pingyao est la capitale du vinaigre.
La plupart des boutiques vendent des bouteilles de vinaigre (ailleurs aussi soi dit en passant) ; il y a même de la glace au vinaigre.

La vieille ville et ses remparts ont la forme d'une tortue, symbole de longévité, la porte Gongij au Nord, représentant sa tête.

C'était anciennement la capitale économique du pays.

Après le dîner, nous allons visiter la première banque de Chine, établie à Pingyao.

Xietongqing Banking House (Remittance Bank) Museum

La Bourse de Rishengchang est souvent considérée comme la première banque de Chine.
Elle a été fondée en 1643 et était à l'origine une boutique d'échange pour gérer les fonds d'une entreprise, avant de devenir une banque à part entière.
Aujourd'hui, elle est un musée au coeur de la ville historique, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.



Les premiers filigranes apposés sur les billets ont été inventés et utilisés ici.





Ce musée, avec plus de 20 salles, retrace l'histoire de la finance chinoise et expose des documents, coffres-forts et instruments de change utilisés à l'époque.

Pièce confidentielle pour signer les contrats après avoir bu un alcool.







On est descendu dans la salle du trésor (la salle des coffres)





















On quitte le complexe vers 15h45

La rue Mingqing, artère principal relie la porte Nord à la porte Sud vers laquelle on se dirige.





Pingyao est une ville historique située dans la province du Shanxi (à ne pas confondre avec Shaanxi).
Fondée au 14ème siècle, elle a été officiellement créée en 1370.
Avec une population d'environ 500 000 habitants, Pingyao est célèbre pour son centre-ville bien préservé, qui possède des remparts anciens et des bâtiments traditionnels datant de la dynastie Ming et Qing.
La ville est reconnue comme un site du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997, en raison de son architecture ancienne et de son importance historique.
Elle a joué un rôle clé dans le commerce et la finance durant la période impériale, notamment grâce à ses banques anciennes.
Pingyao est également connue pour ses spécialités culinaires locales, ses temples et ses ruelles pavées qui offrent un aperçu authentique de la Chine ancienne.

La Province du Shanxi, signifiant montagne de l'ouest, possède 36 millions d'habitants pour 105 000 km².
La Chine a une surface de 9,5 millions de km² pour 1 milliard 400 millions d'habitants.
Dans cette région, les produits d'agriculture principaux sont le maïs, le sorgho et l'orge.

Nicolas prend les tickets pour qu'on puisse monter sur les remparts.

Les remparts de Pingyao sont l'un des éléments les plus emblématiques de la ville ancienne, construits au 14ème siècle, peu après la fondation de la ville.
Ces murailles en pierre mesurent environ 6 kilomètres de long et entourent le centre historique, offrant une protection contre les invasions et les attaques ennemies.
Leur forme "rectangulaire" est typique des fortifications de l'époque Ming, avec des tours de guet aux angles pour surveiller les environs.
Les remparts comportent plusieurs portes principales, dont la porte principale appelée "Chengqiang", qui permettait l'accès à la ville.
Leur rôle principal était défensif, protégeant ses habitants et leur patrimoine culturel, mais ils servaient aussi à contrôler le commerce et la circulation.











Vue sur l'esplanade face à la porte sud.





La chaleur est importante et la fatigue s'est fait sentir pour quelques compagnons de voyage.

On parcourt les remparts du sud vers l'est et à présent, on a une vue sur la Porte et la grande place.







Nous sommes allés jusqu'à l'angle ...

avant de revenir quelque peu sur nos pas et descendre.

Petite moment de rafraîchissement

Le guide m'a dit que c'était l'enseigne où la plupart des chinois vont.
3 yuans pour le cornet ! (0.37 €)



Nous allons ensuite visiter l'ancien siège du Parlement du comté ou Palais de Justice

Aussi appelé ancien siège du Yamen, il est un remarquable exemple d'administration locale sous les dynasties Ming et Qing.
Situé au coeur des fortifications, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce bâtiment servait à la fois de tribunal, de prison, de résidence du magistrat et de centre administratif du comté.
Le magistrat, représentant direct de l'empereur, y rendait la justice selon le droit impérial.
Les affaires étaient jugées publiquement : les plaignants s'agenouillaient devant le magistrat pour présenter leur cas.
Le jugement pouvait être rapide, basé sur les preuves, les témoignages ou les aveux - souvent obtenus sous la torture.

Parmi les instruments exposés : des bâtons de bambou, des chaussures à clous ou brûlantes, des colliers de bois, des étriers d'écrasement des doigts ou des bancs de torture.
Ils servaient à faire "avouer" les suspects, car un procès sans aveu était incomplet dans la tradition judiciaire chinoise.
Le magistrat pouvait alors prononcer des peines allant de simples amendes à des flagellations, ou transmettre les cas les plus graves à un tribunal supérieur impérial.



Salle du jugement, la palette jaune à bout rouge signifiait la condamnation à mort.







Siège à pointes pour transporter les femmes

Croix pour les hommes

Nous avons remarqué que Nicolas prenait un certain plaisir à nous décrire tous les instruments de torture, massues, couteaux, pics, écarteleurs.

Les personnes jugées étaient principalement les habitants ordinaires du comté, c'est-à-dire : paysans, artisans, marchands, épouses ou domestiques impliqués dans des conflits familiaux, des dettes, des vols ou des agressions.
Des fonctionnaires locaux de rang inférieur pouvaient aussi être traduits en justice en cas de corruption ou d'abus.





Retour à l'hôtel et à la chambre peu après 18h.

Le temps de prendre une bonne douche avant d'aller souper





Après le souper, je vais faire une belle promenade dans la vieille ville













puis le long des remparts en étant sorti par la porte est.

















Je monte les marches au milieu de la grande place pour aller jusqu'à un parc ...

avant de revenir à la porte sud dont la grande porte en bois est condamnée.

Je continue à longer les remparts en cherchant à rentrer dans la vieille ville.











Je repasse devant la porte sud à l'intérieur des remparts :)



Les rues sont très animées, assez bien de bars et restaurants ... et du karaoké un peu partout (pour info, karaoké signifie 'orchestre vide')



Jeudi 22 mai

Lever vers 6h et petit dej à 6h30.

On tape les valises dans les voiturettes et on sort des remparts où le car nous attend.



Direction Taiyuan, la capitale de Shanxi, à quelque 100 km.







Notre train pour Pékin est prévu pour 10h57.

Il n'y avait pas de départ pour notre dernière étape en matinée depuis Pingyao.



Trajet de 3h agréable abord de ce wagon très confortable.





Le train arrive à l'heure à 13h56.

Patrick nous attend sur le quai, suis-je la 'star' du groupe ?

On sort de cette immense gare.



Pékin, également appelée Beijing, est la capitale de la Chine et l'une des villes les plus anciennes du pays.
Sa fondation remonte à plus de 3 000 ans, avec des traces d'urbanisation dès le XIe siècle avant notre ère.
La ville a connu de nombreuses dynasties, notamment les Yuan, Ming et Qing, qui ont laissé un riche patrimoine architectural et culturel.
Aujourd'hui, Pékin couvre une superficie d'environ 16 410 km² et compte plus de 21 millions d'habitants, ce qui en fait l'une des plus grandes métropoles du monde.

Pékin est un centre majeur pour la politique, la finance, la technologie et l'éducation en Chine. La ville abrite de nombreuses entreprises nationales et internationales, ainsi que des institutions comme la Bourse de Pékin. Sur le plan culturel, elle possède des sites emblématiques tels que la Cité Interdite, la Place Tian'anmen et le Temple du Ciel.

L'agriculture y joue un rôle moins important qu'auparavant, mais la région environnante produit principalement des céréales, des légumes et du coton.



Les principaux dirigeants de la Chine depuis 1912

1. Sun Yat-sen (1912-1925) : Considéré comme le père de la République chinoise, il a été le premier président provisoire de la République de Chine après la chute de l'empire Qing en 1912. Il a fondé le Kuomintang (KMT) et prôné un nationalisme chinois, une démocratie et un bien-être pour le peuple.

2. Warlords et instabilité (1920s-1930s) : Après la mort de Sun Yat-sen, la Chine connaît une période d'instabilité avec plusieurs seigneurs de guerre contrôlant différentes régions.
Les warlords étaient des chefs militaires qui contrôlaient différentes régions du pays. Ils agissaient souvent comme des souverains locaux en prenant le pouvoir par la force ou par influence locale, avec leur propre armée et leur propre administration, ce qui entraînait une fragmentation du pouvoir national et une période de chaos et de guerres civiles

3. Chiang Kai-shek (1928-1949) : Leader du Kuomintang, il a unifié une partie du pays et dirigé la République chinoise. Son gouvernement lutte contre les seigneurs de guerre, puis contre l'invasion japonaise durant la Seconde Guerre mondiale.
En 1949, il se retire à Taïwan après la victoire communiste.

4. Mao Zedong (1949-1976) : Fondateur de la République populaire de Chine, Mao a instauré un régime communiste après la victoire des communistes lors de la guerre civile chinoise. Son leadership est marqué par des campagnes majeures comme le Grand Bond en avant et la Révolution culturelle, qui ont profondément transformé le pays mais aussi causé beaucoup de souffrances.

5. Deng Xiaoping (1978-1992) : Après la mort de Mao, Deng a lancé des réformes économiques radicales, ouvrant la Chine au marché mondial et modernisant son économie tout en conservant le contrôle politique du Parti communiste.

6. Jiang Zemin (1993-2002) : Il a poursuivi les réformes économiques et renforcé l'influence internationale de la Chine.

7. Hu Jintao (2002-2012) : Son mandat a été marqué par une croissance économique continue et une tentative d'équilibrer développement économique et stabilité sociale.

8. Xi Jinping (depuis 2012) : Actuel président, Xi a consolidé son pouvoir, lancé des initiatives comme "la Ceinture et la Route", renforcé le contrôle du Parti sur tous les aspects de la société, et affirmé sa position sur la scène mondiale.

La politique de l'enfant unique a été instaurée en 1979 par le gouvernement chinois sous l'impulsion de Deng Xiaoping, afin de freiner l'explosion démographique menaçant le développement économique du pays. Elle imposait à la majorité des couples urbains de n'avoir qu'un seul enfant, sous peine de sanctions. Cette politique a entraîné des avortements forcés, stérilisations et un déséquilibre hommes-femmes dû aux infanticides de filles. Face au vieillissement de la population et à la baisse de la main-d'œuvre, la Chine l'a officiellement abolie en 2015 sous la présidence de Xi Jinping, autorisant désormais deux, puis trois enfants en 2021 et à présent, plus de limite. L'objectif est d'inverser le déclin démographique, mais la natalité continue de chuter malgré ces assouplissements.

Nous allons directement visiter le Palais d'été et le haut jardin.

Le Palais d'été de Pékin, connu en chinois sous le nom de Yíhéyuán, est l'un des plus grands et des plus célèbres jardins impériaux de Chine.
Situé au nord-ouest de la ville, il a été construit à partir du 18ème siècle et constitue un chef-d'oeuvre d'architecture paysagère, mêlant harmonieusement nature et constructions humaines.
Le site a été initialement aménagé comme résidence d'été pour l'empereur Qianlong durant la dynastie Qing (1644-1912).
La construction a commencé en 1750, mais a été endommagée lors de la guerre de l'Opium au 19ème siècle.
Après plusieurs restaurations, notamment à la fin du 19ème siècle, le palais a retrouvé son éclat. Il a servi de lieu de détente pour les empereurs et leur cour pendant les mois chauds.

En 1998, le Palais d'été a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO pour sa valeur historique, artistique et architecturale.

La pierre de la Longévité nous face en rentrant dans la première cour.

Le Palais qu'a fait construite l'impératrice Cixi à partir de 1886 non loin de l'ancien palais d'Été incendié en octobre 1860 par le corps expéditionnaire franco-anglais lors de la seconde guerre de l'opium.

La seconde guerre de l'opium, est une guerre coloniale qui a duré de 1856 à 1860 et qui a opposé l'Empire britannique, la France, soutenus par les États-Unis et la Russie, à la dynastie chinoise Qing.

Cette guerre est considérée comme le prolongement de la première guerre de l'opium (1839-1842), lors de laquelle ces puissances souhaitent imposer à la dynastie Qing l'autorisation du commerce de l'opium, d'où le nom qui lui a été attribué.

Le conflit débute par une première série d'affrontements qui se termine par le traité de Tientsin de juin 1858. En juin 1859, les hostilités entre l'Angleterre, la France et la Chine reprennent et une expédition conjointe est organisée. Le 8 avril 1860, la guerre est déclarée officiellement. Les combats durent d'août à octobre 1860, et les 24-25 octobre 1860, le traité de Pékin est signé, mettant un terme à la seconde guerre de l'opium.



Cixi (ou Tz'u-hsi) est née en 1835 dans une famille modeste.
Elle devient concubine de l'empereur Xianfeng, le 13ème empereur Qing, et donne naissance à un fils, l'héritier présomptif, qui deviendra l'empereur Tongzhi.
Après la mort de l'empereur Xianfeng en 1861, Cixi devient impératrice douairière pour son jeune fils Tongzhi, qui n'a que 5 ans. En tant que régente, elle exerce le vrai pouvoir.
Attention, rien à voir avec Cixi l'impératrice :)

Tongzhi meurt jeune, à 19 ans, en 1875, sans héritier direct. Les rumeurs parlent de maladie (syphilis ou tuberculose), et certains soupçonnent un empoisonnement, mais rien n'est prouvé.

Elle choisit son neveu, Zaitian, qui devient l'empereur Guangxu.
Il a 4 ans à son accession au trône en 1875
Cixi reste l'autorité réelle derrière le trône, à nouveau comme régente, car l'enfant est trop jeune pour régner seul.
En 1889, Guangxu atteint l'âge adulte et prend officiellement le pouvoir, mais Cixi continue à l'influencer en coulisses.
En 1898, Guangxu tente une série de réformes modernisatrices radicales, appelées les " Cent Jours de Réforme ".
Ces réformes inquiètent les conservateurs (dont Cixi).
Elle organise alors un coup d'État de palais et fait mettre Guangxu en résidence surveillée et reprend le pouvoir effectif jusqu'à sa mort en 1908.
Elle s'entoure de conseillers fidèles et contrôle fermement la cour impériale. Elle utilise des stratégies politiques pour maintenir sa position face aux factions rivales.
Bien qu'elle ait été confrontée à des pressions pour moderniser la Chine (notamment lors du mouvement des Cent Jours en 1898), elle a souvent préféré préserver les traditions confucéennes et le pouvoir impérial.
Elle a réprimé plusieurs mouvements réformistes et révolutionnaires, craignant de perdre ses privilèges.
En 1900, elle soutient le mouvement des Boxers contre l'influence étrangère. Cela mène à l'occupation internationale de Pékin et à une crise majeure.
Cixi meurt en 1908. Son décès marque la fin de l'ère Qing traditionnelle.
La veille de sa mort, elle désigne comme successeur Puyi, dont le nom de règne est Xuantong, arrière-petit-neveu de son mari, âgé de 2 ans seulement.
Cixi choisit elle-même ce bébé pour continuer la lignée impériale, conservant la direction par son entourage proche, la régence étant assurée par le père de Puyi, Zaifeng .







Le lac Kunming, un vaste lac artificiel bordé de jardins, temples et pavillons.

Ce lac occupe les 2 tiers du jardin.

La Grande Pagode



















Le Long Couloir, galerie de peintures de 728 mètres mène au pied de la pagode, décoré de milliers de peintures illustrant des scènes historiques et mythologiques.







Je suis Nano et Joël, le très sympathique coupe de Suisses dans le temple bouddhiste et allons voir la Pagode d'un peu plus près.



La Grande Pagode, aussi appelée la Pagode de la Fragrance de la Sagesse (Foxiangge), est une pagode en bois et en brique construite à la fin du 18ème siècle, sous le règne de l'empereur Qianlong, pour servir de lieu de méditation et de prière.
Elle a été conçue comme un monument religieux et un symbole de paix et de sagesse.
La pagode mesure environ 40 mètres de haut.
Les étages ont des toits en forme de pagodes traditionnelles chinoises, décorés avec des tuiles vertes et dorées.
On trouve des statues bouddhistes, des fresques et des sculptures qui illustrent la spiritualité chinoise.







On a gravi les marches et nous avons une belle vue sur le lac.

Nous sommes arrivés au pied de la Pagode ...

et pouvons admirer la statue de Guanyin, la bodhisattva de la compassion, vénérée pour sa miséricorde et sa protection









On quitte le Palais d'été peu après 17h.

Les rings extérieurs de Pékin semblent moins verdoyants que Shanghai où pylônes et rampes du ring étaient garnis de lierres et bacs de plantes.

Nous allons souper vers 18h30





Et ensuite, check-in au Super House International, dernier hôtel de notre voyage



En Chine, le chiffre 4 est considéré comme malchanceux car sa prononciation en mandarin ("sì") est très proche de celle du mot "mort" ("si"). Cette similitude phonétique a conduit à une forme de superstition très répandue : l'éviction du chiffre 4 dans les numéros d'étage, les plaques d'immatriculation ou les numéros de téléphone.
Dans cet hôtel, ils y ont mis le resto et d'autres salles.

Le chiffre 14 est également mal vu, car il combine le 1 ("yi") et le 4 ("sì"), ce qui peut être interprété comme "yao sì" dans certaines régions - une prononciation qui ressemble à "vouloir mourir" ou "sûr de mourir". C'est une extension du tabou du chiffre 4, encore plus redoutée dans certains hôpitaux ou hôtels, qui évitent entièrement ce numéro de chambre ou d'étage.

Cette superstition est connue sous le nom de tétraphobie (peur du chiffre 4) touche aussi d'autres pays d'Asie de l'Est, comme le Japon ou la Corée.

Ma chambre 1216 a donc la 1212 comme voisine ;)



Vendredi 23 mai

Réveil sur 6h15 et rendez-vous pour le petit déjeuner vers 6h45.

Départ à 7h30 en passant devant la Tour de la Cloche

Première étape de la journée, la Place Tian'anmen.

Il s'agit de la plus grande place du monde.

La place Tian'anmen, située au coeur de Pékin, s'étend sur environ 44 hectares et est un symbole national de la Chine.
La place est célèbre pour ses vastes espaces ouverts, ses monuments historiques et son rôle dans l'histoire moderne chinoise.

Le Monument aux Héros du Peuple, situé au centre nord de la place, c'est un monument commémoratif dédié aux martyrs qui ont combattu pour la révolution chinoise. Il a été construit entre 1952 et 1958.

Le Mausolée de Mao Zedong Situé à l'extrémité sud de la place, c'est le lieu où repose le corps du fondateur de la République populaire de Chine. La construction a commencé en 1976 après sa mort, Il repose dans un cercueil de cristal offert par la Russie.

Le Grand Hall du Peuple Situé à l'ouest, c'est le siège du Parlement chinois (l'Assemblée nationale populaire). Construit entre 1959 et 1959, il accueille des réunions politiques importantes.

Le Musée national de Chine À l'est, ce musée retrace l'histoire et la culture chinoise. Il a été inauguré en 1959.



La Porte Tian'anmen ou Porte Céleste Située au nord de la place, cette porte historique marque l'entrée principale vers la Cité Interdite.



Au printemps 1989, la Chine connaît un vaste mouvement de protestation populaire, mené principalement par des étudiants.
Le point de départ de ces manifestations est la mort de Hu Yaobang, ancien secrétaire général du Parti communiste chinois, perçu comme un réformateur modéré et favorable au dialogue avec les jeunes. Très respecté par les étudiants, sa disparition déclenche un élan de deuil spontané sur la place Tian'anmen, au coeur de Pékin. Rapidement, le recueillement se transforme en un mouvement de contestation bien plus large. Les manifestants réclament une réforme politique en profondeur : davantage de démocratie, la liberté d'expression, et surtout une lutte plus rigoureuse contre la corruption, qui gangrène les élites du Parti.
Pendant plusieurs semaines, des dizaines de milliers de personnes occupent la place Tian'anmen. La mobilisation reste globalement pacifique.
Des campements s'organisent, des grèves de la faim ont lieu, et les étudiants appellent au dialogue avec les autorités. Mais les dirigeants du Parti, inquiets d'un possible effondrement du système, surtout dans le contexte international d'ouverture (l'URSS de Gorbatchev était déjà en mutation), choisissent la fermeté.
Après des semaines d'impasse, la loi martiale est décrétée. Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, l'armée entre dans Pékin avec des chars et des fusils chargés à balles réelles.
La répression est brutale. L'armée tire sur les manifestants et sur les habitants qui tentent de bloquer les chars dans les rues. Le nombre exact de morts reste inconnu : les autorités chinoises n'ont jamais publié de bilan officiel crédible.
Certaines estimations évoquent plusieurs centaines de morts, d'autres parlent de plus de deux mille victimes.
Des milliers d'arrestations ont également lieu dans les jours suivants, suivies de procès expéditifs, de longues peines de prison et, dans certains cas, d'exécutions.
L'image du régime chinois est profondément ternie à l'international, même si, sur le long terme, les sanctions restent modérées.

Le 5 juin, au lendemain du massacre, sur l'avenue Chang'an, près de la place, un homme seul, vêtu simplement et tenant des sacs de courses, se plante devant une colonne de chars.
Alors que le premier char tente de le contourner, il se déplace à chaque fois pour continuer à lui barrer la route.
Pendant quelques minutes, cet inconnu tient tête à la machine militaire chinoise. L'image a fait le tour du monde.
Il devient "l'homme au char" ou Tank Man, un symbole universel du courage individuel face à la violence d'un État.

Son identité reste inconnue à ce jour. Il a été présenté comme un étudiant, d'autres comme un simple passant.
Il est emporté peu après la scène, sans qu'on sache par qui ni ce qu'il est devenu. On ignore s'il a été exécuté, emprisonné ou s'il est encore vivant.
Le gouvernement chinois n'a jamais reconnu son existence, et l'image est strictement censurée dans le pays.
Cette disparition a nourri des rumeurs, dont celle - invérifiable - selon laquelle sa famille aurait reçu une facture pour la balle ayant servi à l'exécuter. Cette pratique a bel et bien existé en Chine à certaines périodes : les familles de condamnés à mort devaient parfois rembourser le coût de la balle.
Aujourd'hui encore, les événements de Tian'anmen restent un sujet tabou en Chine.
Ils ne figurent dans aucun manuel scolaire, les archives sont censurées, et toute évocation publique peut entraîner des sanctions.











Deux Tibétaines qui ne sont venues manifester a priori ;)

On entre dans le Palais impérial ou cité interdite.

Construite entre 1406 et 1420 sous la dynastie Ming (1368-1644) aux ordres de l'empereur Yongle, la Cité Interdite est un immense palais impérial qui a servi d'habitation aux empereurs chinois jusqu'à la fin de la dynastie Qing en 1912.
Elle symbolise le pouvoir impérial et l'autorité centrale.
La Révolution Xinhai (1911) marque la fin du régime impérial ; la République de Chine est proclamée.

La cité couvre environ 180 hectares avec plus de 980 bâtiments comprenant près de 8 700 pièces.
Elle est entourée d'une grande muraille et d'un fossé.
Le complexe se divise en deux parties principales : le Palais Extérieur (administratif) et le Palais Intérieur (résidentiel).

La Cité Interdite était strictement réservée à l'empereur, sa famille et ses serviteurs.
Elle comprenait des salles du trône, des résidences impériales, des temples, des jardins et des bureaux administratifs.

Il y aurait 9999 pièces, le 9 est aussi symbole de longévité.
Je finis par penser que tout est symbole de longévité.





























En face le Palais de l'empereur







En arrière-plan le Palais de l'impératrice et entre les 2, le Palais de l'union.



Sur les côtés les appartements des concubines.





Ici, nous avons traversé le Palais de l'impératrice et le voyons de derrière.

On termine par le Jardin impérial.

















Montagne de l'Elégance accumulée.

On quitte la Cité interdite vers 12h.



A quelques kilomètres, se trouve le Temple de Confucius.

Confucius (-551, -479), dont le nom chinois est Kong Fuzi, était un philosophe, enseignant et homme politique chinois du VIe siècle avant notre ère.
Il aurait succombé à des maladies ou à la vieillesse.
Il est considéré comme l'un des penseurs les plus influents de l'histoire de la Chine.
Ses enseignements mettent l'accent sur la morale, la vertu, le respect des ancêtres et l'importance des relations harmonieuses entre les individus et la société. Confucius prônait la pratique de la bonté (ren), la justice (yi) et la sagesse (zhi). Il a également insisté sur l'éducation pour tous, indépendamment de leur origine sociale. Ses idées ont été rassemblées dans un ouvrage appelé " Les Analectes ".
La philosophie confucéenne a profondément marqué la culture chinoise et continue d'influencer la pensée asiatique jusqu'à aujourd'hui.
Son héritage repose sur la recherche de l'harmonie sociale et du bon gouvernement.

Les principes du confucianisme reposent sur plusieurs valeurs fondamentales :
- Le ren : la bonté ou la bienveillance envers autrui.
- Le li : le respect des rites, des traditions et des bonnes manières.
- L'yi : la justice et le sens moral dans les actions.
- Xiao : la piété filiale, c'est-à-dire le respect et l'honneur envers ses parents et ancêtres.

Confucius insistait sur l'importance de relations harmonieuses entre les individus, notamment entre le souverain et ses sujets, père et fils, mari et femme.
Le confucianisme vise donc à créer une société juste, ordonnée et morale par l'éducation, la vertu et le respect mutuel.

Quelques célèbres citations :
Direction la vieille ville.

Tour du Tambour

Nous entrons dans la Vieille ville également appelée Yandaixie Street, Yandai Xiejie ou Yandai Byway vers 12h50.

Située dans le quartier de Xicheng, la rue Yandaixie est l'une des plus anciennes rues de Pékin, et remonte à la dynastie Yuan.

Les Hutong sont un dédale de ruelles anciennes qui datent depuis plus de 800 ans.















Dîner chez l'habitant, une des 25 familles choisies par l'Etat après les JO de Pékin.





Temps libre pour se promener dans ce bel endroit.











On quitte la vieille ville peu après 15h...

et nous nous rendons au Taetea pour une de dégustation de thé.

On nous cite les 5 sortes de thé, vert, noir, rouge, jaune et le thé blanc, le plus cher.

On commence par un thé oolong, au ginseng, bon pour le reins et la mémoire.
L'eau est chauffée à 85 degrés et on nous explique la manière de poser ses doigts (différente pour les hommes et les femmes) et de boire le thé en 3 gorgées.

Il y a 15 maisons du thé 'contrôlées' par l'Etat, évitant les endroits frauduleux.

Notre cinquième et dernier thé est plutôt une infusion de fruits, il n'y a pas de thé ni donc de théine.

Il y a plus de 3000 variétés de thé.

Nous allons passer la fin de journée au théâtre

Le Chaoyang Theatre Beijing Acrobatic Show est l'un des spectacles d'acrobatie les plus célèbres et impressionnants de Pékin. Nous avons été scotchés par des performances spectaculaires qui mettent en valeur la tradition ancienne de l'acrobatie chinoise, tout en intégrant des éléments modernes.











Numéros acrobatiques impressionnants : jonglerie, équilibre sur des objets, contorsion, pyramides humaines et autres exploits physiques.











Et dire que moi, je ne sais rouler ni tenir sur un vélo...

Bien sûr à 12 sur un vélo !

Le spectacle se termine par 6 motards arivant petit à petit et effectuant des cascades audacieuses dans une sphère, formant des figures complexes à grande vitesse.





Souper vers 19h15



De retour à l'hôtel, quelques uns sont motivés pour retourner se promener en ville.

On prend le métro juste à côté de l'hôtel et on comprend sans trop de peine comment s'y retrouver et comment fonctionnent les correspondances.

On achète une carte permettant des correspondances 'infinies' tant qu'on ne sort pas du métro où cette dernière est avalée, au prix de 4 yuans (0,50 euro). Il suffit de regarder le nom des stations et des correspondances pour savoir dans quel sens suivre prendre la ligne, c'est pas chinois.

La fine équipe, de droite à gauche, Maryse, Jacqueline, Stéphanie, Laurent, Hubert, Claude et moi.

Très propre et à l'heure ! Un affichage indique les stations et on sait donc quand quitter la navette.

Nous avons pris la ligne 14, puis la correspondance vers la 8 et sommes sortis près de la Place Tian'Anmen qui bien qu'éclairée n'est pas accessible au quidam en soirée.

Se rapprochant de la vieille nous trouvant un piétonnier bien éclairé.

Malgré tout, seuls quelques petits restos sont ouvert... arfff pas moyen de trouver un bar.
Jacqueline et Hubert, Maryse et Claude, retournent vers le métro dont les derniers départs sont aux alentours de 23h-23h30.



Quelques mètres plus loin on trouve une rue perpendiculaire qui semble animée.

Stéphanie demande à faire quelques échanges au badminton avec 2 serveurs qui ont fini journée.

GoogleMaps n'indiquent clairement pas une zone où les bars sont concentrés mais on finit par en trouver un.

Et ils proposent des cocktails ;)

T'Chine T'Chine

On rentre en taxi peu après 0h30

Ce soir-là, Laurent et moi avons chacun acheté une bouteille de vin chinois, étiquetée La Grande Muraille.

Samedi 24 mai

Comme la veille départ à 7h30, après le petit dej.

On commence la journée par le Temple du Ciel.

Le Temple du Ciel (Tiantan) est un complexe religieux situé au sud-est de Pékin, construit pour les cérémonies annuelles d'offrande au Ciel, notamment pour prier pour de bonnes récoltes.
Il est considéré comme l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'architecture chinoise classique et figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998.
Lors des sacrifices, les empereurs effectuaient une introspection sur leurs erreurs.
Il s'agit donc d'un temple de croyances plutôt qu'à caractère religieux, il n'y a pas de moine.

La première version du temple a été construite en 1420 sous le règne de l'empereur Yongle, qui fut également à l'origine de la construction de la Cité Interdite.

Au fil des siècles, le site a subi plusieurs restaurations, notamment lors des dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1912). La majorité des structures actuelles datent principalement du XVIIe siècle, après diverses réparations.

Le complexe, lui, s'étend sur environ 2,7 km² avec une disposition symétrique selon l'axe nord-sud mais est situé dans un jardin de 273 ha.

Le Hall de la Prière pour une Bonne Récolte (Huangqiong Dian)

La structure centrale où les empereurs priaient pour de bonnes récoltes.
Construit en bois sans clous, il mesure environ 30 mètres de diamètre et 38 de haut.



La Terrasse du Ciel (Qinian Tai)
Une plateforme circulaire en marbre blanc située au centre du site, symbolisant le lien entre le ciel et la terre.

Les Trois Cercles (San Yuan)
Composés d'un mur circulaire en pierre appelé "Mur des Échos" (Yin-Yang), entourant la Salle de la Prière. La conception permettait aux voix de résonner clairement.

Le Mur des Échos
Un mur circulaire en pierre qui amplifie les sons lorsque quelqu'un parle à l'intérieur.

Le Palais d'Été (Yuanqiu Tan)

Les Autels et autres structures
Plusieurs autels secondaires où étaient effectués divers rites.
Des pavillons dédiés aux offrandes et aux cérémonies.



L'empereur y venait chaque année au solstice d'hiver pour effectuer des rites solennels.
Ces cérémonies étaient considérées comme essentielles pour assurer la stabilité climatique et agricole du pays.
Le site était réservé exclusivement à l'usage impérial ; c'est pourquoi il est appelé "Temple" plutôt que "église" ou autre.



A nouveau, des jeunes souhaitent prendre une photo avec moi.

Cette fois-ci, je leur demande de prendre une photo de la photo.









On quitte le Temple du Ciel peu avant 9h.



Deuxième arrêt, le Marché des antiquaires.

"Le quartier des antiquaires de Pékin, situé dans la zone de Liulichang, est un lieu emblématique pour les amateurs d'antiquités, d'art traditionnel chinois et de souvenirs culturels. Ce quartier historique est connu pour ses boutiques pittoresques où l'on peut trouver une vaste gamme d'objets anciens tels que des peintures, des calligraphies, des porcelaines, des sculptures en jade et d'autres trésors artisanaux."





"Liulichang conserve une atmosphère authentique et artistique, avec ses ruelles étroites bordées de magasins spécialisés qui attirent aussi bien les touristes que les collectionneurs locaux. C'est un endroit idéal pour découvrir la richesse du patrimoine culturel chinois, échanger avec des artisans et peut-être dénicher une pièce unique à rapporter chez soi. En plus des antiquités, le quartier propose souvent des expositions, des librairies anciennes et des cafés traditionnels."





On quitte vers 11h une rapide visite d'un magasin de perles avant de dîner.











Je me prends une bonne bière Snow (que je ramènerai pour ma collection), que je n'avais pas encore goûtée.

On passe devant le stade olympique que nous reverrons de plus près en fin de journée.

A présent direction, la Grande Muraille.



On aperçoit les premières forteresses de Juyongguan.

La Grande Muraille de Chine a été construite et renforcée par plusieurs empereurs au fil des dynasties, mais c'est sous la dynastie Ming (1368-1644) qu'elle a été principalement reconstruite et consolidée dans sa forme actuelle. L'empereur qui a joué un rôle clé dans cette période est l'empereur Yongle, qui a dirigé la construction et la rénovation de grandes sections de la muraille entre 1405 et 1450.

La Grande Muraille avait principalement pour objectif de protéger les territoires chinois contre les invasions des peuples nomades du nord, notamment les Mongols et les Xiongnu. Elle servait aussi à contrôler les frontières, à défendre l'empire, à empêcher le trafic d'armes et de personnes, ainsi qu'à symboliser la puissance et l'unité du royaume chinois.


C'est l'une des plus impressionnantes réalisations architecturales de l'histoire, s'étendant sur environ 21 000 kilomètres.
Sa construction a débuté dès le VIIe siècle avant J.-C., sous différentes dynasties, pendant la Guerre des Royaumes pour s'assurer une protection, mais la majeure partie a été édifiée entre le IIIe siècle av. J.-C. et le XVIIe siècle, notamment sous la dynastie Ming.

On estime que des centaines de milliers de soldats et de travailleurs (esclaves, prisonniers, paysans) ont perdu la vie lors de sa construction, certains étant enterrés dans ses murs ou à proximité.
Patrick nous a annoncé, 1 mètre, 1 mort (on parle de 5 à 10 millions de morts).

La muraille relie plusieurs régions du nord de la Chine, allant du désert de Gobi dans l'ouest jusqu'à la mer Jaune à l'est.

Avant l'unification de la Chine, plusieurs États combattants avaient construit leurs propres murailles pour se défendre contre les invasions des peuples nomades du Nord. Ces murailles étaient souvent en terre ou en pierre. Qin Shi Huang (259-210 av. J.-C.), en tant que premier empereur de Chine, a unifié plusieurs royaumes et territoires en 221 av. J.-C., créant ainsi la première dynastie impériale chinoise, la dynastie Qin. Pour protéger le nouvel empire contre les invasions des Xiongnu et autres peuples du Nord, Qin Shi Huang ordonna la jonction et l'élargissement des murailles existantes. Il fit également construire de nouvelles sections, utilisant principalement la terre compactée, la pierre et le bois.

Plusieurs empereurs ont contribué à la rectonstruction, l'agrandissement et au renforcement de la Grande Muraille de Chine après Qin Shi Huang.
Parmi eux, l'un des plus importants est l'empereur Ming (1368-1644) qui l'a perfectionnée en consolidant les murs en pierre, en brique, ainsi que des tours de guet et des fortifications.

Il reste environ 3500 km en bon état.

La hauteur moyenne est de 8 mètres, il y a une tour de guet tous les 100 mètres environ.





Il y a 26 endroits accessibles et aménagés où on peut visiter la Grande Muraille, dont 6 à Pékin.



Un pavé pèse environ 10 kg et certains blocs atteignent 2 tonnes.































Nous voici arrivés à forteresse n°12.

Allez, à présent, faut se farcir ces marches inégales allant de 3-4 cm à 50-60 cm dans l'autre sens.



Et voilà, j'aurai fait 6 des 7 nouvelles merveilles du monde.

Les 7 merveilles du monde antique
Les 7 merveilles du monde moderne (choisies par un vote mondial en 2007)




Stéphanie a compté 1605 marches en redescendant de la forteresse 12.
Quelque 620 mètres de dénivelé.

Sans se presser en continuant à faire quelques photos, il m'a fallu 30 minutes pour redescendre.

Photo souvenir avec Nano

Retour en ville pour la dernière étape de la journée, le Village Olympique.











Le Nid d'oiseau, le stade olympique où les cérémonies se sont déroulées en 2008 et 2022.



Le Cube, une piscine d'entrainement et celle de compétition.





Un monde de fou, un bruit pénible à supporter, des hauts-parleurs avec message en boucle tous les 10 mètres !



On quitte le village olympique vers 18h.

Musée du Parti communiste chinois, inauguré en juin 2021.

L'Institut de recherche historique chinois.



Temple des Lamas.

Dernier souper tous ensemble, du canard laqué, spécialité de Pékin.











Dimanche 25 mai

Je déjeune tranquillou avec Maryse, Claude, Jacqueline et Hubert vers 8h après une bonne nuit.

Le navette quasi limousine vient nous chercher à l'hôtel vers 9h30 pour conduire à l'aéroport...

où nous arrivons à 10h15.









Je suis en compagnie de Sophie, Zhan et Fernando et nous sommes bien relax avant notre vol pour Munich de 13h25.

On embarque vers 13h.



Personne à côté de moi au fond de l'avion, bien peinard pour ce vol d'une durée de ... 11 heures 30 minutes

Ah, les choses sérieuses commencent.

On survole Yinchuan et le désert de Gobi.

Le repas nous est servi vers 15h30... heure de Pékin, 9h30 en Belgique, on remonte le temps

On atterit à Munich à 19h30 heure locale.

Je salue Fernando, l'aîné du groupe qui lui prend sa correspondance pour Toulouse.

Et enfin de retour à Zaventem vers 0h10.



Une rapide conclusion de ce beau séjour bien complet.

Nous sommes tous d'accord pour faire tomber les clichés.
Il fait propre, très vert, on se promène en toute sécurité, pas de mendiants, de bandits, de drogués... ça change :)
Peu importe les nombreuses caméras, c'est rassurant pour ceux qui n'ont rien à se reprocher et ça maintient des endroits sereins, sans déchet ni dégradation.
Des toilettes publiques gratuites propres, nombreuses et bien renseignées
Nous confirmons que Google et ses dérivés sont bloqués sur le réseau chinois. L'achat d'une carte eSIM airalo pour moins de 10 euros est un vrai bon plan, son VPN intégré permet l'accès à tout ce qu'il faut. Merci Seb pour la configuration

Les Chinois locaux, très sympas, accueillants, les jeunes sont très ouverts, pas de sentiments d'oppression.
Nous n'avons vu que très peu d'Européens, 90% des touristes sont chinois et parmi ces derniers, il y en a une minorité d'envahissants, bruyants et sans gêne, ceux-là je ne peux pas les "saquer" :)

Le circuit : 4 étapes, 4 ambiances, superbes et enrichissantes.
- Shanghai : ses parcs, ses buildings impressionnants, la vieille ville et la Venise de l'Orient.
- Xi'an : ses remparts, son musée de la province et évidemment le site des soldats en terre cuite
- Pingyao : ses fortifications, ses lumières et son authenticité
- Pékin : le Palais d'été, le Temple du Ciel, la Place Tian'Anmen et la Cité Interdite et on a fini en beauté avec la Grande Muraille

De très belles rencontres dans le groupe et à nouveau des liens qui se sont formés pour rester en contact avec ceux qui m'ont accompagné et bien fait rire durant ce beau voyage.

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Mich