Amérique du Sud, septembre-octobre 2019
Bolivie





Jeudi 26 septembre
Arrivée en Bolivie, à La Paz ... vers 3h30 du mat.

Petit dodo tels des SDF dans un coin de ce petit aéroport. 

Nous devions attendre 9h pour la récupération de la voiture de location et l'ouverture d'une boutique pour l'achat d'une carte Sim.

L'aéroport est situé à El Alto, grande ville à l'Ouest de La Paz, elle est aussi perchée à 4000 mètres d'altitude.
Sous les conseils du médecin consulté avant de partir, nous prenons un demi-comprimé de Diamox 2 fois par jour.

On se dirige encore plus vers l'Ouest, au site archéologique de Tiwanaku (normalement à 1h30 de El Alto).

Quelques déambulations dans la ville de El Alto.
Un vrai calvaire ces routes cabossées et des casse-vitesse tous les 100m à prendre avec grande précaution. 

On rejoint finalement la nationale 1 pour rouler un peu plus tranquillement. 

On parcourt enfin de jolis paysages.

Mais aussi des décors surréalistes.
Des tas de "maisons" en construction, une foultitude de chiens errants et des petits villages aux habitations délabrées, sans toit...

Arrivée à Tiwanaku aux alentours de 13h.

Le ticket d'entrée donne accès au grand site archéologique de Kalasasaya, au petit site de Puma Punku, et aux deux musées Litico et Ceramico.

La visite du grand site par laquelle nous commençons dure environ 1h30.

Tiwanaku signifierait la pierre au centre.
Cette appellation s'explique notamment par l'organisation même de la cité sacrée : construite en hauteur avec de multiples terrasses et terre-pleins centraux, elle permettait aux Tiwanacotes d'observer avec attention l'avancée de leurs récoltes.
Les cycles agricoles étaient dès lors sous le contrôle des habitants, aidés par les dieux auxquels les nombreux temples de la cité étaient dédiés.

Centre spirituel et politique de la culture Tiwanaku.
Inscrit par l'UNESCO sur la liste des sites du patrimoine culturel de l'humanité.

Première étape, la Pyramide Akapana.





Le temple de Kalasasaya (en aymara "pierres bouchées"), aurait été le centre cérémonial du complexe Tiwanaku.
C'est le plus grand temple : 128 mètres de long x 119 de large.
Sa structure rectangulaire est basée sur des colonnes de grès et de pierres sculptées, entre lesquelles passent des tuyaux de drainage pour l'eau de pluie.

Les monolithes érigés à l'intérieur auraient été des indicateurs du mouvement solaire.
Les coins et l'entrée marquent avec précision les solstices et les équinoxes.





Temple semi-souterrain.

Dans les murs de ce temple semi-souterrain de 2 m de profondeur sont insérés 48 piliers de grès rouge et 175 têtes sculptées de styles différents.

L'entrée principale du temple de Kalasasaya est formée par un escalier de 7 marches, orienté vers l'est, où les premiers rayons du soleil apparaissent.





La Porte du Soleil, de 4 m sur 3, qui se trouve dans l'enceinte du temple, est l'un des éléments les plus impressionnants du site.
Il est probable que des dorures ou autres métaux nobles ornaient cette construction avant l'arrivée des colons.
Cette porte imposante a été travaillée dans un seul et même bloc de pierre d'un poids avoisinant les 10 tonnes.

Sur le fronton, finement sculptées et ciselées, on peut voir une représentation d'une divinité entourée de 48 créatures ailées, dont 32 à visage humain et 16 superbes têtes de condor.
Il pourrait s'agir d'un calendrier astronomique.
Selon toute vraisemblance, la porte du Soleil est un travail inachevé.

Monolithe Fraile
Le monolithe ou la stèle Fraile, lui aussi dans l'enceinte du temple de Kalasasaya, représente un personnage énigmatique tenant dans ses mains une crosse et dans l'autre un Keru, petit vase dans lequel on buvait principalement de la chicha, une bière faite à base de maïs.
Il porte une ceinture décorée de dessins de crabes en relief.
L'andésite qui a servi à la fabrication de ce monolithe se trouve à une centaine de kilomètres de là.

La Porte de la Lune.

Elle est située à l'écart des temples du site principal.



Passage rapide par le site Puma Punku en fin d'après-midi.







Au musée Litico, nous avons pu voir mais pas prendre en photo, le Monolithe Bennett.
Il est aussi connu sous le nom de monolithe Pachamama (Mother Earth - grande divinité) et fut découvert en 1932 par l'Américain Wendell Bennett, archéologue au Musée américain d'histoire naturelle de New York.
Datant d'environ 1 700 ans, il mesure 7,30 m de haut pour 1,20 m de large, ce qui en fait le plus grand monument de Tiwanaku.
Le géant de pierre rouge est représenté avec un masque cérémoniel qui recouvre son visage.
Déplacé en 1933 dans la ville de La Paz, il a finalement été rapatrié au Musée archéologique de Tiwanaku en 2002.

Nous quittons Tiwanaku vers 17h.

Et prenons la route vers Oruro.

En chemin, nous nous arrêtons dans le village de Viacha où nous achetons du pain, de l'eau et des biscuits dans un des nombreux magasins-maisons.
Nous passons ensuite au Mercado municipal, pour compléter notre casse-croûte du lendemain.

Souper dans un petit resto local.
Ceux qui connaissent ma salle à manger remarqueront l'intérêt que j'ai eu pour leur tapisserie.

12 bolivianos le plat... soit 1.5 euros. Petite soupe offerte après le repas.

On reprend la route pour environ 3h jusqu'au Airbnb réservé à Oruro.

Vendredi 27
Lever vers 8h30 après une nuit dans un vrai lit.


Direction Uyuni après être passés par la Playa de Rstacionamente, recommandée par notre hôte, pour échanger des dollars en bolivianos.
Au parking de cette place, un gars pas louche du tout s'occupe de la transaction. 
On s'est garé juste à côté par hasard.  Ensuite, Amory a repéré une femme qui venait de réaliser une transaction avec lui.
On a un peu de mal à comprendre mais on a eu une conversion meilleure que le taux officiel. 

Il est environ 11h, c'est parti pour 4h de route vers Uyuni.

Traversant les villes de Vichuloma, Challapata, Huari.
Cette route est à péage (8, 9, 16 bolivianos - 1, 2 euros, ce n'est pas la ruine)

Suivant la nationale 30 où on peut aisément rouler à 120 km/h car très peu de trafic, on aperçoit un joli spectacle une maman vigogne et son petit...
Hop, on fait demi-tour pour une photo.

Plusieurs dizaines de km plus loin, un groupe de lamas... on s arrête pour s'en approcher. 



Un petit selfie avec les lamas... on ne crache pas dessus. 

Comme dirait Michel Sardou... Lama au panorama... On sait tout le prix du silence.



On arrive à Uyuni. 

On fait un arrêt au site archéologique Jardin de Piedra.





Arrivés au centre-ville d'Uyuni, on se "renseigne" dans quelques agences pour une journée excursion au célèbre Salar d'Uyuni. 

On réserve un hôtel sur place et on va vite voir le Soleil se coucher.

Retour en ville pour souper.
Les participants du Dakar sont passés en 2014 par le Salar d'Uyuni.

La Clock Tower, monument emblématique de la ville.



Resto bolivien (parmi une multitude de restaurants mexicains), au menu :
Chuleta de lama pour Amory.
Steak de lama grillé pour moi
... bière bolivienne, Potosina, pour accompagner cela.

Après cela, vers 21h, nous sommes allés voir un ciel étoilé au cimetière des trains à quelque 10 min de l'hôtel.
Joli spectacle et Amory me fait remarquer qu'on voit une partie de la voie lactée et juste à droite de cette trainée blanchâtre la très lumineuse constellation du Scorpion. 
Malheureusement, j'n'ai pas encore trouvé le bon réglage de l'appareil photo pour immortaliser cet instant. 

Samedi 28, lever pour 8h30 et petit-déjeuner à l'hôtel Julia.

10h30, départ pour notre excursion dans le Salar, le plus grand salier du monde. 

Première étape, le cimetière des trains (de jour cette fois-ci).













Ensuite, passage par le village de Colchani, plus précisément par un petit marché touristique. 

Amory qui a acheté la veille à Tiwanaku, un pull en laine d'alpaga constate que les prix sont plus élevés ici.

Rentrons à présent dans le Salar. 

Rapide arrêt à un endroit oú des bulles se forment dans de petits flaques. 

Septembre fait partie de la saison sèche.





Vers 13 heures pause dîner au premier hôtel de sel du monde.

Et pendant que notre guide et conducteur nous réserve et dresse notre table, temps libre pour des photos à Playa Blanca.



Le drapeau de la Belgique manque à l'appel :/

















Cet hôtel-restaurant est le premier hôtel de sel du monde.

Allons manger.

Au menu : Milanesa de pollo, pommes de terre, riz et légumes. 
Repas en compagnie des 5 Japonais.es avec qui nous avons passé la journée.

Ensuite, 35 min pour atteindre l'île aux cactus - Ilsa Incahuasi. 

Une bonne heure pour se promener et faire quelques photos.







Des cactus, une belle pique-ture (ah oui, un jeu de mots en anglais, pas sûr que ça passera)

Avant-dernière étape dans une étendue bien à l'écart où les hexagones donnent le décor qu'on espérait. 



Nouvelle séance photo ^^



Merci à notre guide Ricardo pour ces prises de vue bluffantes. 













Reprenons la route pour se poser dans une partie du Salar où subsistent quelques plans d'eau malgré la saison.

Nous avons choisi une agence qui nous assurait de voir le coucher de Soleil et d'avoir les effets miroir qui font aussi la renommée de ce grand salier.



Ricardo nous a prévu une nouvelle série de clichés.







Après ces étonnantes et très jolies poses ...

Le Soleil se couche donnant aussi de superbes images.











Quelques dernières photos...





Quitttons le Salar sous ce magnifique ciel.



De retour à Uyuni, on se dirige vers un restaurant non loin de notre hôtel. 

Silpancho pour Amory et Hamburger Especial pour moi.
Nous avons accompagné ce repas de 2 verres de vin bolivien ... bien remplis.

Une bonne glace en dessert !

Retour à l'hôtel

Allez, une bonne nuit avant de reprendre la route demain matin.

Le lendemain, 29 septembre, lever 4h30 !
Prêts avant 5h30 pour quitter Uyuni et rentrer à La Paz (un peu moins de 7h si trajet direct)

Pourquoi s'être levés si tôt ?
Pour s'arrêter dans un coin tranquille le long de la nationale et voir le lever de Soleil prévu à 6h11.















Sur le chemin nous nous arrêtons à un autre site archéologique également nommé Jardin de Piedra.



Juste à côté de ce site, un enclos où les lamas passent la nuit.





C'est parti pour une balade 'montagneuse'.















Passé la ville Sevaruyo, les paysages sont ouverts et tout verts.

Petit arrêt à Huari

Pour acheter pains et casse-croûte pour midi.
7 miches et un petit gateau pour 4 Bs, soit 0.50 € - environ 0.06 € le petit pain :|



Petit détour au Lago Uru Uru...

Euh, apparemment la saison sèche a un grand effet sur le lac !

Des vaches et des boeufs-liviens.





On repasse par Oruro, de jour cette fois.



Ensuite, arrêt au Mirador De Mallasilla.
Encore un nouveau terme, après View Point en Asie, Lookout en Océanie, on a les 'Mirador' en Bolivie. 



Avant d'arriver à La Paz, nous sommes allés visiter la Valle de la Luna.





Nous flânons dans ces décors lunaires.



















Le reproche que nous pouvons faire à ce site est qu'il est entouré d'habitations. 









Y a-t-il aussi des cactus sur ce "pic" ?

Vers 19h30, avant d'atteindre notre Airbnb, le quartier Alto Tacagua, surplombant la ville de El Alto.

A présent, on se rend à l'auberge Hospedaje Madera pour réserver 2 nuits.

Cet établissement est situé à plus de 4000m d'altitude,  à environ 10 min de  l'aéroport et proche d'une station de téléphériques. 

Le lendemain, lundi 30/09, nous allons ramener la voiture à l'aéroport El Alto.

Nous prenons un mini-bus pour se rendre au centre-ville de La Paz.



Balade en ville.



Calle Jaen, rue piétonne devenue l'héritage des conquistadores espagnols.
Cette rue étroite et pavée encore bien préservée, se trouve dans le coeur de La Paz.

Un million de pains !

La Place San Francisco.

L'église de San Francisco, d'une grande valeur architecturale, ainsi que son cloître.

Nous avons fait le tour de ce musée (jardin, cloître, église et pavillons) avec une guide très sympathique.

Une partie du Couvent est désormais transformée en musée, retraçant un passage à travers l'histoire du pays.
Dans sa crypte gisent les personnages importants du pays tels qu'Eduardo Avaroa (héros de la guerre du Pacifique), Pedro Domingo Murillo et José Ballivian entre autres éminents personnages de la révolution de 1809.
Le musée détient également des reliques de la ville comme la cloche sonnée par les Franciscains servant à appeler les Indiens à se révolter contre la couronne espagnole.

Nous avons également visité la cave à vin et la distillerie des franciscains, ainsi qu'un pavillon où sont exposées des peintures représentant la Vierge et Jésus.

La Basilique San Francisco a été bâtie sur l'emplacement de la première église de la ville consacrée à Saint-François d'Assise.
Les travaux de cette première église avaient commencé en 1549 et ne furent terminés qu'en 1581. Mais quelques années plus tard vers 1609, l'église s'effondra sous le poids de la neige.
C'est en 1743 que la construction de l'église actuelle recommença.







Restaurant réputé qu'Amory avait repéré sur Internet.

Le Popular Cocina Boliviana est une restaurant gastronomique.

Le menu amuse-bouche + entrée-plat-dessert + jus est à 65 Bs, soit 8.5 euros.

Nous avons chacun pris des plats différents et nous les sommes partagés.

Paiche a la brasa : poisson amazonien cuit dans une feuille de bananier.
Keperi : morceaux de boeuf accompagnés de noisettes de purée aromatisée, tomates, coulis, etc.



Et un dessert rafraîchissant pour terminer ce très bon repas.



Cathédrale-Basilique Notre Dame de la Paix.

La Place Murillo, lieu célèbre situé dans la plus haute capitale du monde tire son nom du célèbre Don Pedro Domingo Murillo.
Cet homme a conduit la rébellion bolivienne contre le système colonial espagnol et fut le leader du soulèvement de juillet 1809.
Il mourut en martyr et ses frères d'armes ont décidé de baptiser de son nom la place principale de la ville.

Plaza Murillo est la place centrale de la ville.
De nombreuses statues de marbre (représentant les 4 saisons et 4 muses des arts) la délimitent et cette dernière est incontestablement envahie par les pigeons.

Le marché des Las Bujas.
Amory y a acheté des feuilles de coca, à mastiquer afin de combattre plus facilement les problèmes d'altitude.
A vrai dire, nous n'avons pas spécialement été dérangés. Je dirais plus essoufflés qu'à la normale lors d'efforts tels que des montées d'escaliers, balades, etc.

Il ne s'agit pas à proprement dit d'un marché mais de plusieurs petits stands situés entre les rues Santa Cruz, Illampu, Linarez et Jimenez.

En parlant d'efforts, en voilà un.
Pfff, des dizaines de marches à monter pour arriver à notre prochaine étape.



Pfiouuu, le Mirador Killi - Killi est atteint.

Arco de Piedra
Cette arche de pierre sculptée par Agustín Callizaya au début des années 1920.
Elle appartenait à une maison située près de la Plaza Isabel la Católica.

Vue sur le stade de La Paz FC.
Ce club dont la spécialité est La Paz à 10 ou encore La Paz en profondeur évidemment.

La finale de la Copa América 1997 s'y déroula.



On redescend vers la station Riosinho Pampa.

Ligne orange de téléphériques.

On a expliqué au guichet où nous voulions aller et ils nous ont expliqué les différentes lignes et stations à emprunter.
La ligne orange, puis la rouge, ensuite la grise et finir par la mauve, telles les stations de métro.

Prix de l'ensemble des trajets, 14 Bs pour nous 2 (0.90 euros par personne !).



Les bidonvilles boliviens, joliment colorés :/

Fin de parcours à El Alto, à 4095 m d'altitude.







Petite place bien illuminée à quelques rues de l'auberge.

Un taxi nous emmène à l'aéroport le lendemain matin.

Jus d'oranges pressées, contrairement à nous. Nous attendons tranquillement notre vol pour le Pérou.

Départ pour Cuzco dans un tout petit avion.



Survol du Lac Titicaca.

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Amory et Mich